Critique de Total Recall Mémoires Programmées

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Total Recall

de Len Wiseman

avec Colin Farrel, Kate Beckinsale et Jessica Biel

Etats-Unis / Canada – 2012 – 2h10

Rating: ★☆☆☆☆

A la question “pourquoi proposer un remake de Total Recall de Paul Verhoeven?”, Wiseman offre une réponse en cet été 2012 : “pour vous rappeler à quel point il est excellent”. Résumé de cette nouvelle adaptation du roman futuriste de Philip K. Dick : 2h d’ennui, d’explosions, de balles perdues, de tenues moulax, de moue farrellienne, de lèvres pulpées et surtout de perplexité. A zapper sans ménagement.

Ce qui est fou dans ce Total Recall, c’est que les premières minutes annoncent la couleur : ce film va vraiment être une grosse daube. Après une vague explication sur cette nouvelle Terre dont il ne reste que la Grande-Bretagne et la Colonie, le héros, Colin Farrell (Hauser) s’éveille après un rêve secoué et animé par la crinière de Jessica Biel, aux côtés de sa femme Kate Beckinsale en petite culotte, toute prête à le turluter. Après une journée d’ennui dans son usine de robots-flics, monsieur est vexé que sa douce se soit endormie sans accomplir sa promesse du matin. Bouh. Du coup, il va s’encanailler dans les bas-fonds de la ville (apparition-clin-d’oeil ratée de la femme aux trois seins sous la forme d’une bimbo siliconée de 20 ans) et s’offre un tour chez Rekall qui promet d’offrir des souvenirs sensationnels sur commande. On connaît la chanson, choisissant le menu “Agent secret”, l’embrouille démarre car – spoil (?) – Colin l’est déjà ! Patatrac, le voilà qui reprend du galon en exterminant une douzaine d’agents venus pour le coffrer. Et c’est parti ! A ce moment, on est toujours dans le flou sur le fond (les méchants british veulent éliminer les résistants) et le bombardement est enclenché. Ce dont on est sûr, c’est que Kate n’est/n’était sa femme que dans le but d’une mission bien précise : qu’il oublie Jessica ! Euh, non, son identité d’espion.

Oubliée l’histoire du peuple brimé vivant sous terre, sur fond de manipulation politique et psychologique, bienvenue explosions en rafales et concours de kalach’. Kate Beckinsale est sublimée tout le long du film de son mari de réalisateur, occupant 80% de l’écran en meneuse de traque, longue crinière au vent elle bataille avec une Jessica en queue de cheval -même pas cap de courir sans- qui chiale toutes les cinq minutes parce que Colin ne se souvient définitivement pas de feu leurs nuits d’amour. Mais bitch ! Elle compte bien se venger de Kate qui lui balance un très classe “si tu savais où ton mec a laissé traîner sa langue ces dernières années”… Donc le film se tourne vers ce triangle non-amoureux, avec scènes gnangnan à la clés, mettant de côté l’intérêt principal de Total Recall. Visuellement c’est très moche avec des effets spéciaux dignes des années 90′, et outre quelques idées intéressantes dont une course-poursuite (ben oui) dans des ascenseurs futuristes, on se demande encore pourquoi la colonie est peuplée de thailandais (?) avec pagodes en bord d’eau. Le happy end du film est résolument ridicule, mais au moins Colin Farrell finit torse poil comme dans la première scène (et Jessica pleure presque, comme tout le long du film).

Passez votre chemin, Total Recall 2012 fait fi du premier, en proposant un mix foireux entre Minority Report, GI Joe, iRobot et Demolition Man, le tout sans humour, sans grâce, sans rien. Erk.

Nightmare
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About Nightmare

Aspirée par ses cauchemars étant petite, Nightmare émerge à ses 20 ans les idées plus ou moins claires. Seul problème : ses neurones ont été reprogrammés… Pour survivre, elle doit désormais s’emparer des jolis rêves de ses victimes et les remodeler à sa manière pour transmettre ses peurs. Pour se ressourcer, elle capte les rayonnements des écrans qui lui donnent chaque jour de nouvelles idées, comme grignoter des barbapapa, calculer la vitesse de propulsion idéale d’un aéronef plus lourd que l’air ou encore lire des études sur le cépage.