Critique de The Amazing Spider-Man

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The Amazing Spider-Man

De Marc Webb

Avec Andrew Garfield, Emma Stone et Rhys Ifans

Etats-Unis  – 2012 – 2h16

Rating: ★★☆☆☆

 

Des réflexions morales du justicier dans un monde en crise à l’émergence des Real-Life Super-Heros, Sam Raimi traçait en 2002 les grandes lignes des films de super-héros à venir avec son séminal Spider-Man qui sera suivi de deux suites, bouclant en cinq ans une trilogie presque parfaite. En 2012, c’est pourtant déjà l’heure du reboot avec cette nouvelle version de Marc Webb (500 jours ensemble) qui rentre, tout comme Andrew Garfield avec le rôle titre, dans la cour des grands.

215 millions de dollars pour redémarrer l’histoire de Peter Parker, ses brimades à l’école, sa piqûre d’araignées, l’acquisition de ses superpouvoirs, l’oncle Ben qui se fait flinguer…  Le super-vilain est cette fois-ci le Dr. Curt Connors (qui apparaissait sous les traits de Dylan Parker dans la trilogie de Raimi) dont le traditionnel accident de laboratoire transforme en humanoïde reptilien maléfique surnommé à juste raison le Lézard.

Revenant aux origines mêmes du comics (Gwen Stacy à la place de Mary Jane Watson, les poignets lance-toile), le film se démarque du travail de Sam Raimi par une tonalité beaucoup plus sérieuse. Si l’approche permet d’ériger un Spider-Man mature et ténébreux, elle ne laisse finalement que peu de place à l’action et au grand spectacle auquel on est légitimement en droit de s’attendre en portant des lunettes 3D sur le nez pendant plus de deux heures (les plans en vue subjective du trailer n’étaient qu’une blague). Un manque de densité et d’inventivité dans les aventures de l’Araignée contre le Lézard qui ne fait que rendre plus lourde sa partie mélodramatique.

2h16 c’est très long quand il ne se passe pas autre chose que l’on ait déjà vu en mieux dix ans avant. Pas de folie, peu de fun…  Débarrassé de son côté geek loser, ce nouveau Spider-Man donne la fâcheuse impression de lorgner vers les lectrices de Twilight. Au final, on obtient un blockbuster mou qui n’a rien d’amazing.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».