Critique de Piégée

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Rating: 2.0/5 (1 vote cast)

Haywire

de Steven Soderbergh

avec Gina Carano, Michael Fassbender, Ewan Mc Gregor, Michael Douglas, Bill Paxton, Channing Tatum

Etats-Unis / Irlande – 2011 – 1h33

Rating: ★☆☆☆☆

Trahie par ses supérieurs lors d’une mission, l’agent d’élite Mallory Kane (Gina Carano) part en cavale et entreprend de se faire justice.

Piégée ! A l’image des inscriptions sur les paquets de clopes, le titre du nouveau film de Soderbergh fait office de mise en garde. Le spectateur est prévenu… Il risque s’engouffrer dans un énorme  traquenard, orchestré par Ewan McGregor, Antonio Banderas, Michael Douglas, Channing Tatum, Bill Paxton, Michael Fassbender et… Mathieu Kassovitz (celui qui “encule le cinéma français” devrait surtout faire gaffe au cinéma américain qui lui arrive droit derrière). Ce casting fait penser  à certains bars louches de Pigalle, où les plus belles pépées court-vêtues, tentent de débaucher les passants les plus fragiles.  Ici, Soderbergh à dégoté ses meilleures putes de luxe pour nous pousser à franchir le pas. La tentation est trop forte.

La volonté de Soderbergh était sans doute de faire LE thriller cool, en mixant tout ce qui a marché ces dernières années. Un zeste de Pulp Fiction pour le rythme, un soupçon de Snatch pour le ton et la légèreté, et un gros morceau de Jason Bourne sans attributs, pour relever l’aspect « conspiracy-thriller ». Malheureusement ce cocktail semble déjà périmé et à aucun moment le film ne parvient à surprendre. Le scénario, digne d’un mauvais téléfilm, est parsemé de rebondissements attendus, et les scènes d’actions paraissent bien molles et ce, malgré toute la bonne volonté de Gina Carano, qui tape sur tout ce qui bouge pendant tout le film. Le savoir faire de Soderbergh fait illusion pendant les premières minutes du film, où quelques flashback explicatifs sur fond jazzy, viennent créer une atmosphère presque sympathique. On se prend à rêver d’une version féminine de L’Anglais, mais l’ennui qui pointe son nez au bout d’une vingtaine de minutes. Un nouvel espoir renait, avec l’apparition d’un Michael Fassbender toujours impeccable, même aussi mal embarqué. On est assez proche du syndrome de Stockholm, lorsque l’espoir est abattu d’une balle dans la tête au bout de 5 minutes. Le piège s’est refermé, la dernière heure est celle de la résignation, et du fatalisme, où le seul objectif consiste désormais, à faire tenir son paquet de Baff caramel jusqu’au bout de la captivité…

Zelig

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About Zelig

Curiosité de la nature et énigme pour la science, Zelig possède la faculté de se fondre au décor en toutes circonstances. Les scientifiques se sont résignés à interrompre tous tests, jugés trop dangereux, lorsque « l’ homme-caméléon » s’est transformé en étron après avoir été trop longtemps exposé à un film de Christophe Barratier. Ce furent les deux pires minutes de l’existence de cet Zelig, qui pour tenter d’oublier, fut contraint de trouver refuge dans l’alcool. Reconverti pilier de bar bénévole, vous pouvez croiser cet étrange énergumène, au détour d’une virée nocturne.