Mec, il craint trop ton costume – Spécial Batman

 

 

 

Batman, la majorité des mâles humains confirmeront, c’est carrément la classe. La cape, les gadgets, les yeux sombres et la carrure imposante. Le gothique Tim Burton et le sérieux Christopher Nolan n’ont pas loupé le coche avec un presque sans faute : un Batman qui réconcilie hommes et femmes dans les salles de cinéma. Oui, mais avec quelques spécimen qui semblent sortis d’un coffre à jouets pour enfants. Batman, entre les deux, c’est carrément fendard grâce au roi du Batou-Pop-coloré : Joel Schumacher. Retour en images.

 

Les loubards de Gotham par Tim Burton


On ne le dira jamais assez, Jack Nicholson grimé en Joker, c’est le flip assuré… Comme un glaçon qui vous glisse dans le dos. Par contre, qui n’a pas gentiment sourit ou carrément s’est pris les côtes à la vue des méchants gangsters qui l’accompagnent dans « Batman » de Tim Burton ? Ghetto Blaster, blazer cuir, canifs, peinture pour principale arme de terrorisme, cheveux gras filasse et 60 kilos au compteur : la bonne tranche de loulous sortis de Malakoff après une session de baby pour faire sa fête à Bat-Bat, qui ne flippe pas vraiment (nous non plus).

 

Mr Freeze & Poison Ivy de Schumacher


Il est frais, il est givré, c’est… ? Mister Freeze évidemment ! Comment ne pas s’arrêter quelques instants sur le personnage le plus ridicule de la franchise Batman. Incarné par notre autrichien bodybuildé Arnold Schwarzenegger, le roi du jeu de mots foireux type « je vais vous refroidir » qu’est ce gars tout givré (hu hu) aura marqué les spectateurs qui se sont risqués à payer une place pour « Batman & Robin » de Schumi… A ses côtés, la maléfique Poison Ivy sous les traits d’une Uma Thurman pré-Schweppes, affublée de deux bites sur le sommet du crâne. L’apogée du kitch et du mauvais goût.

 

Le téton qui pointe de Robin


Outre le fait que « Batman & Robin » de J.Schumacher est indéniablement le plus mauvais des films de la franchise Batou (la faute notamment au Dr Doug Ross qui a planqué sa blouse derrière la cape), les costumes ultra moulax à la mode « slip apparent » soulèvent les cœurs – au mieux érotisent les âmes. On scotche sur les improbables tétons pointeurs de Robin et son pénix (contraction de pénis et max) proéminent, qui rosirait la moitié du visage de Dent qui semble tombé dans du bon gak violasse de « Ghostbusters ». «Oulala!».

Merci donc à Nolan qui fait un sans-faute et offre un bon air frais à la franchise avec un Epouvantail scary, un Dent flippant, un Bane puissant, un Joker inégalable et un Batman avec juste ce qu’il faut de khôl. Le clap de fin d’une trilogie de toute beauté.

 

 

 

Nightmare

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About Nightmare

Aspirée par ses cauchemars étant petite, Nightmare émerge à ses 20 ans les idées plus ou moins claires. Seul problème : ses neurones ont été reprogrammés… Pour survivre, elle doit désormais s’emparer des jolis rêves de ses victimes et les remodeler à sa manière pour transmettre ses peurs. Pour se ressourcer, elle capte les rayonnements des écrans qui lui donnent chaque jour de nouvelles idées, comme grignoter des barbapapa, calculer la vitesse de propulsion idéale d’un aéronef plus lourd que l’air ou encore lire des études sur le cépage.