Critique: Le règne des assassins

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Jianyu Jianghu

 

De Chao-Bin Su

Avec Michelle Yeoh, Barbie Hsu, Kelly Lin

Chine – 2010 – 1h43

Rating: ★★★★☆

 

Le moine Bodhidharma, ayant vécu reclus pendant 19 ans, avait acquis une maîtrise quasi-parfaite des arts martiaux. Enterré près d’un monastère bouddhiste, son corps est l’objet de toutes les convoitises, que ce soient les riches ou les bandits, en effet une superstition entoure le corps du défunt : quiconque le posséderait règnerait sur les arts martiaux…

D’un film classique de wu xia pian, les deux réalisateurs essaient de complexifier une légende en partant du départ d’une bande d’assassins, avec chacun leur particularité de combat qui est marque de leur personnalité. Mais peu à peu on assiste tantôt à une comédie romantique, une reprise de justice rencontrant un simple coursier, tantôt à une kung-fu comédie, le reprise de justice doit se cacher de sa maîtrise des arts martiaux. Cela donne lieu à de très belles séquences de combat, excellemment chorégraphiés, entre un mari pataud et une femme indépendante et guerrière et bien plus tard, à un retournement de situation.

En effet, du rôle secondaire de la petite téméraire du clan, dont on assiste à l’intégration dans l’organisation, on se rend compte que le corps du défunt moine n’a pas la même signification pour chaque membre, chacun voulant y voir son unique intérêt. Nous sommes alors dans ce dispositif de récit de film où un groupe se disloque face à l’appât du gain, le poids du passé, entre la vengeance et le pardon. Ajoutons à cela toute une interrogation sur le bouddhisme avec sa quête, son atteinte du zen.

Certes alambiqué, le long-métrage est plaisant à regarder, notamment par les scènes d’action, aux multiples points de vue, ralentis et d’arrêts sur image, on n’est pas loin de Tigre & Dragon. Mais il manque une maîtrise du récit et de la réflexion proposée.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…