Critique de Margin Call

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Margin Call

 

De J.C. Chandor

Avec Kevin Spacey, Paul Bettany, Zachary Quinto

Etats-Unis – 2011 – 1h47

Rating: ★★★☆☆

 

2008, une multinationale, spécialisée dans le trading, fait un petit plan de licenciement massif. Un homme consciencieux, Eric Dale, confie à un des employés restants, Peter Sullivan, le soin de travailler sur un dossier compliqué. Il se révèle que ce dossier a chiffré que les pertes des deux dernières semaines de la multinationale sont supérieures à la valeur boursière de l’entreprise, ce qui annoncerait une faillite proche… Ne vous ai-je pas dit que cela se passait en 2008?

Le réalisateur s’est décidé à une mise en scène claustrophobe, on est quasiment dans un huis-clos. On installe une fausse opacité, une fausse transparence et la nuit est là pour le nous rappeler, le récit filmique fait le jeu de la nuit blanche. La seule clarté qui apparaît alors, ce sont la vérité des chiffres; combien tu gagnes, les indemnités de licenciement, les années de départ de crise… Mais on installe quelque chose de proximité de ces personnages qui sont que des personnes. En effet ces personnages sont montré à travers leurs postes dans la société, mais ce n’est pour autant qu’ils font les montrer juste faire de la causette.

 

 

Car même si le metteur en scène s’essaie à rendre les personnages touchants et humains; Sam Rogers (Kevin Spacey) ayant un chien agonisant, un jeune premier rêvant de devenir riche et la trouille d’être viré, ou le patron se voulant réconfortant et chaleureux mais doublé d’une froideur glaçante; le film est théâtral. On a beau jouer sur les reflets, vitre ou miroir voire écran d’ordinateurs, les avoir une bonne lumière, et installer une certaine classe avec des personnages en costumes, il reste une impression de distance avec le discours et les personnages, le libéralisme est quelque chose à laquelle tout le monde a adhéré, maintenant que ça pète, on n’en veut plus, mais si ça repart de plus belle, on sera prêt à refaire la même erreur. De plus je pourrais évoquer à nouveau la chanson Jeux d’enfants de Rocé, déjà évoqué pour Carnage.

Peut-être que ce film arrive trop tard, alors on retiendra que Kevin Spacey, Jeremy Irons, Paul Bettany, Stanley Tucci sont des acteurs sous-utilisés du cinéma américain, il faudrait les voir plus souvent.

 

Hamburger Pimp

 

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…