Mads Mikkelsen/Michael Fassbender : quel est le meilleur acteur au monde ?

 

 

 

Charlie Chaplin pour The Vug, Marlon Brando pour Lullaby Firefly et Al Pacino (oui je le préfère avec De Niro, même si c’est bonnet blanc-blanc bonnet) pour moi, votre maquereau préféré. Ce sont nos acteurs de référence, mais étant donné que deux sont morts et que l’autre est en préretraite, Sean Penn, d’un charisme international, sur et en dehors des plateaux de tournage, s’était imposé comme la nouvelle icône et référence du jeu d’acteur occidentale moderne. Savoir pleuré quitte à en abuser pour se montrer écorché, varier les rôles, beaucoup de répétitions et d’ « impressions », en gros c’était la méthode actor’s studio en transcendé. Dernièrement il se fait moins voir, la preuve étant Tree of life qui sublime plutôt Brad Pitt, son meilleur rôle depuis Fight Club, Sean Penn est discret. Alors Celluloïdz s’est intéressé aux acteurs qui prennent des risques, ils viennent d’Europe…

Michael Fassbender, le caméléon

Révélé avec Hunger de Steve McQueen, ce germano-irlandais fait de la performance, à s’amaigrir à la limite de la maladie, en référence à la grève de la faim des membres de l’IRA, dans un drame horrifique mais aussi un film d’espionnage. Auparavant il avait joué dans le film de genre pur-jus Eden Lake. Les grands esprits se rencontrent, il joue chez Tarantino, Inglorious Basterds. Mais son statut de star est acquis avec son rôle, extrêmement convaincant, d’ailleurs, de Magneto jeune dans X-MEN Le commencement. Nous l’avons à nouveau évoqué chez Steve McQueen (Shame) et David Cronenberg (A Dangerous Method), c’est la cour des grands grandement ouverte pour le coup, et retenons à chaque fois que c’est un homme différent méconnaissable. Et ce n’est pas juste en sachant parler allemand, français ou anglais, il se mue littéralement dans un autrui devant la pellicule. Ridley Scott l’essaie en blond androïde dans Prometheus, gardera-t-il son trône ?

Pour illustrer, un passage de Hunger.

 

Mads Mikkelsen, la « gueule »

 

 

Le danois a son premier rôle dans le premier film de Nicholas Winding Refn, Pusher. À eux deux ils écriront le film de genre scandinave des années 90 et celui des années 2000. Pusher se transforme en trilogie et surtout Le meilleur film de Nicholas Winding Refn propose la meilleure prestation de Mads Mikkelsen (Valhalla Rising). Et pourtant il joue un borgne muet ! Mais d’une inspiration « Bergmanienne » et « Bressonnienne » et même « Malickienne », il est mis en scène une poésie picturale, nous regardons des tableaux animés, tout en mettant une figure de la violence propre à Refn. L’extrait sera dans le genre. En clair, cet acteur a de la bouteille, plus de 10 ans que Fassbender, avec la particularité d’avoir fait beaucoup de rôles variés : du film d’auteur, After the weeding,  au film de costumes, Coco Chanel & Igor Stravinsky (il a reconnu se sentir ressembler à Freddy Mercury), à la superproduction, Casino Royale. Il jouera d’ailleurs dans le second volet de Thor, pour le meilleur et pour le pire. De tout cela on constate un visage habité par le travail, un regard perçant et une éternelle ambigüité.

On aurait pu aussi citer Christian Bale ou Tom Hardy qui sont la paire de The Dark Knight Rises, ou même parier sur Ryan Gosling, comme je l’ai fait. Pour l’instant Mads a été primé à Cannes, Prometheus arrive, un grand dossier sur Ridley Scott arrive par The Vug. Ces deux acteurs représentent en somme la performance de genre, c’est une énième preuve qu’on peut se forger une carrière notable dans le genre sans s’y enfermer et essayer des rôles plus académiques, la classe européenne quoi.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…