Critique de Killing Fields

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Rating: 2.0/5 (1 vote cast)

Texas Killing Fields

 

De Ami Cannan Mann

Avec Jessica Chastain, Jeffrey Dean Morgan, Sam Worthington, Chloe Moretz

Etats-Unis – 2011 – 1h44

Rating: ★★☆☆☆

Nous sommes dans une ville moyenne du Texas, cela semble être une ville ouvrière, touchée par la pauvreté. Et des destins se croisent : deux flics deviennent acolytes sur une enquête de meurtre d’une prostituée mineure, l’un d’eux fraîchement divorcée d’une policière, la sublime Jessica Chastain, enquêtant sur la disparition de nombreuses jeunes filles, d’ailleurs, une de ces jeunes filles encore vivante est à l’abandon par sa mère ni son frère qui s’occupant pas d’elle. Tout cela ne dit rien qui vaille…

Cela pourrait être une excellente histoire de la vie américaine de monsieur-tout-le-monde, avec une certaine ambiance, la réalisatrice prend son temps d’installer le décor par de nombreux plans mobiles. Mais que nenni, au bout d’une vingtaine de minutes, on sent la ressasse, la redite, de styles de réalisateurs hautement reconnus. On pense à No country for old men, quelque chose se rapprochant du western urbain, mais sans l’effet littérature. On peut aussi à la couleur nuit d’abricot de Michael Mann (en même temps c’est sa fille), utilisation de caméra haute définition, mais il n’ya pas la poésie. Peut-être que la metteuse en scène préfère un côté brut, mais il n’ya que la pose.

 

 

Jessica Chastain est mal dirigée, ses deux compères, Sam Worthington et Jeffrey Dean Morgan, deux acteurs pas spécialement doués à mon goût, essaient de se débrouiller pour donner une copie correcte, mais ils ne savent pas jouer avec le silence. Ce qui rend une atmosphère disparate, arrivant en coup d’éclat sur certaines scènes : Jeffrey Dean Morgan interrogeant les suspects en faisant ami-ami, de même qu’il joue une relation père-fille avec Chloé Grace Moretz (touchante mais…) et c’est une catholique ; Sam Worthington, en flic solitaire et bourru, ne sachant jouer uniquement la colère. Face la douce Jessica n’apparaît juste comme le rôle féminin du film.

Si vous aimez ce genre de film policier à ambiance où on laisse des scènes de vie quotidienne aux personnages pour les faire mieux vivre, tentez le coup, sinon regardez ou re-regardez No country for old men.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…