Critique de Babycall

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 Babycall

de Pål Sletaune

avec Noomi Rapace, Kristoffer Joner, Vetle Qvenild Werring

Norvège – 2012 – 1h36

 

Rating: ★★★★☆

 

Anna a fui, avec son fils Anders, un mari extrêmement violent qui a attenté à la vie du petit garçon de 8 ans. Depuis, Anna vit dans la peur panique qu’il arrive quelque chose à son enfant, ne se résolvant à le laisser dormir seul dans sa chambre qu’avec l’aide d’un babyphone. Mais dès la première nuit, il capte des interférences, d’étranges bruits et cris, provenant d’un autre babyphone…

L’Horreur nordique ( dans laquelle on peut inclure les films flamands) s’exporte de plus en plus chez nous ces dernières années, ce qui n’est pas plus mal , tant ce cinéma a sa propre couleur, son propre langage filmique. Babycall en est une nouvelle preuve, utilisant aisement couleurs froides, déstructuration du cadrage et  un scenario porté sur le mystère, ne donnant pas toujours toutes les réponses aux questions soulevées, et fort d’une narration plutôt lente, distillant une atmosphère pesante. Nommé six fois à Gerardmer cette année, il est tout de même reparti avec le Grand Prix et le Prix de la Critique Internationale.

On comprend aisément ce palmarès, le film de Pål Sletaune étant assez proche de certains de ses prédécesseurs comme  The Door (Grand Prix 2010) ou encore Morse (Grand Prix 2009). C’est bien dans cette vague que s’inscrit Babycall, suivant la longue errance de cette mère traumatisée, qui finit par ne plus faire la différence entre réalité et cauchemar. La prestation de Noomi Rapace impressionne, nous plongeant dans cet enfer quotidien très réaliste, parvenant à nous faire avoir de la sympathie pour cette femme au bord de la crise de nerfs, malgré l’étrangeté de son comportement. S’attachant à suivre à la fois le personnage d’Anna et celui d’Helge, un type un peu border et tout aussi paumé, qu’elle rencontre dans le bus, Babycall entraine son spectateur dans des chemins tortueux, épaississant au fur et à mesure ce fameux mystère dont il ne donne au final que quelques clés. Jouant sur les cadrages, le hors champs, la mise en scène est au service du twist final, lui apportant l’impact nécessaire pour le crédibiliser.

Bien que son pitch ne brille pas par son originalité, le scenario de Pål Sletaune demeure très maitrisé et parvient à surprendre, notamment par la façon qu’il a de mener son dénouement, nous laissant dans le doute, jusqu’à la fin.

 Lullaby Firefly

 

 

 

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.