Critique de The Raid

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Serbuan maut

 

de Gareth Evans

avec Iko Uwais, Ray Sahetapy, Joe Taslim, Yayan Ruhian

Etats-Unis/Indonésie2011 – 1h40

 

Sortie en salle le 20 juin

Rating: ★★★★★

Une équipe de flics d’élite part faire l’assaut d’un immeuble de 15 étages, entièrement contrôlé par un gros bonnet sans foi ni loi, et sans scrupule, du nom de Tama. En proie aux hommes du parrain, habitant l’immeuble et armés jusqu’aux dents, ils vont devoir lutter pour essayer de sortir de cet enfer.

Quand un film fait du buzz dès sa première projection en festival, en général, ça fleure bon la bonne baffe cinéphilique. Dans le cas de The Raid, on peut carrément parler de coup de poing. Grand gagnant de Toronto l’an passé, le film de Gareth Evans va enfin arriver chez nous, le 20 juin prochain. Cerise sur le gâteau et une fois n’est pas coutume, il va même bénéficier d’une exploitation en salles, et non d’une sortie DVD comme c’était initialement prévu.

Et c’est tant mieux, tant Evans parvient à livrer un film d’action taillé pour le grand écran. On est à 100 000 lieues des actionners mous du genou auxquels on nous avait habitués ces dernières années. Quelque part entre Assaut de Carpenter et l’âge d’or d’Hong Kong, The Raid ne boude pas notre plaisir, nous offrant un spectacle musclé d’une heure quarante minutes non stop. Sans jamais s’essouffler, sans jamais faiblir, le film nous offre une succession de scènes de fight chorégraphiées avec brio, utilisant le Pencak-Silat, art martial indonésien se prêtant parfaitement à la cinématographie, que la caméra d’Evans accompagne dans un enchainement de plans moyens, rapprochés  et gros plans, sans jamais perdre une miette de ce ballet testostéroné (bouffez-vous ça, tacherons de blockbusters avec vos shaky cam dégueues « au cœur du combat » qui le rendent totalement illisible). Chaque scène de combat est impressionnante et dure de longues minutes, durant lesquelles le réalisateur nous balance des tonnes d’idées à la seconde, originales et géniales (un combat à la machette comme s’il s’agissait d’épées).

 

Utilisant par moment le montage alterné pour faire monter la pression, créant un suspense en insérant une seconde scène au climax de la première, Evans permet à son film de n’avoir presqu’aucun temps mort. Sans jamais tomber dans l’écueil du gore, le réalisateur joue habilement de la suggestion, du hors champ et de la rapidité de l’action, contrebalancée par moment par une utilisation judicieuse du ralenti. La trame scénaristique est certes assez bateau mais après tout, ce n’est pas vraiment ce que l’on cherche dans ce genre de film et la richesse du scenario s’avère au final être davantage dans la progression de l’action, l’intensité des combats.

Brillamment orchestré, The Raid s’inscrit dans la droite lignée de ses pairs, des actionners des 80’s de l’Oncle Sam aux maitres incontestés de Hong Kong. C’est bourrin, c’est fun, c’est jouissif et c’est intelligent. Gareth Evans est d’ore et déjà un nom à suivre et son film, un des immanquables de l’année !

 

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.