Critique de La disparition d’Haruhi Suzumiya

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Suzumiya Haruhi no Shoshitsu

 

De Tatsuya Ishihara et Yasuhiro Takemoto

Avec les voix de Tomokazu Sugita, Aya Hirano, Chihara Minori

Japon – 2010 – 2h30

Rating: ★★★☆☆

 

 

Kyon est un lycéen patibulaire, on a toujours l’impression qu’il se lève du mauvais pied. Entouré de ses amis Koizumi, Asahina, Nagato et Haruhi, ils forment la brigade SOS, car en fait les humeurs d’Haruhi influent sur l’environnement, Asahino vient du futur, Nagato est une androïde et Koizumi un esper, ensemble ils se battent contre les extraterrestres. Mais de leur programme de fin d’année, l’organisation d’une fête de Noël, quelque chose a changé du jour au lendemain, Haruhi n’est plus dans le lycée, ni Koizumi, Nagato et Asahino ne reconnaissent plus Kyon…

La disparition d’Haruhi Suzumiya est en fait un long-métrage tiré de l’animée, à deux saisons pour l’instant, des aventures d’Haruhi Suzumiya, qui est au départ des romans pour enfants, l’histoire de ce film en est le quatrième. D’un principe assez classique, un matin où tout a changé, les deux réalisateurs du film s’essaient à un film de science-fiction avec très peu de motifs se rapportant au genre, hormis quelques objets et une œuvre de référence (Hyperion), on assiste plutôt à une complexité de la vie lycéenne. Il y a la voix off de Kyon, entre poésie, réflexion et coup de gueule, complémenté d’une attitude antisociale au possible, le mutisme de Nagato, un robot découvrant des émotions et des sentiments, qui entrent en contradiction avec la bonne humeur des autres. Et bien sûr, société japonaise oblige, nous remarquons beaucoup de non-dits entre les personnages. Et pour préciser le traitement de la science-fiction, on s’oriente plutôt vers les théories de monde parallèle, voyage dans le temps ou le cas précis de réalité alterné.

Ceci se traduit par un graphisme classieux et très détaillé du dessin animé. D’ailleurs la plupart des décors dessinés sont souvent originaires d’endroits précis au Japon, il y a eu beaucoup de repérages, la preuve dans le DVD bonus. C’est un excellent travail des couleurs, pourtant la majorité de l’histoire se déroule en hiver, on a même l’impression par moments de voir des photographies et les auteurs se permettent même des séquences en 3d, en plus des différents passages empruntant les points de vue « œil » des personnages. Ajoutons à cela un travail intéressant de la musique classique, mis à part les génériques de début et de fin qui sont des musiques plus modernes. La musique souligne l’action ou l’émotion des personnages avec ne grosse orchestration et des chœurs antiques, cela peut suggérer un côté décalé à l’œuvre.

Mais de cette originalité, on retient malgré tout et avant tout la durée, 2h30 d’un film certes original mais confus. Un film semblant trop long, trop lent par moment, un discours à gros sabots à la fin du film, qui donne des impressions de déjà-vu (dans un style similaire le film Beautiful Dreamer de la série animée Lamu). Pourtant, au vu du bonus DVD, on remarque un travail soigné et attentif, dommage que le récit ne soit pas fluide.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…