L’Histoire du Rock en 30 films

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Raconter une Histoire du Rock en 30 films. Voilà la gageure de ce dossier qui, de la préhistoire du genre aux différentes ramifications qui en découlent, des groupes emblématiques aux mouvements significatifs, tente de reconstituer une chronologie du Rock, piochant aussi bien dans les biopics, les fictions, les documentaires et les captations live. La production cinématographique étant encore loin d’être exhaustive, il a fallu également inclure quelques œuvres issues de la télévision, elle aussi riche en la matière.

Sur ce, let’s rock !

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O’Brother de Joel Coen (2000)

Deux ans après The Big Lebowski, les frères Coen reviennent avec O’Brother, retraçant à leur sauce L’Odyssée d’Homère dans l’Amérique des années 30. Se rapprochant par moment de la comédie musicale, le film est rythmé par la country et le blues, les trois protagonistes principaux formant notamment un groupe nommé The Soggy Bottom Boys dont l’interprétation du  morceau I Am A Man Of Constant Sorrow reste l’un des passages les plus réussis du film. (Nico Darko)


Ray de Taylor Hackford (2004)

Malgré une approche très classique, on salue la prestation tout en mimétisme de Jamie Fox dans la peau de Ray Charles, un niveau d’acteur qu’il n’a jamais retrouvé depuis. Les morceaux cultes comme Hit The Road Jack ou encore I’ve Got A Woman parcourent le film qui aborde la vie de l’artiste, de son enfance et la perte de la vue à son succès et les problèmes qui suivirent, le métrage n’hésitant à montrer un personnage pour qui la célébrité côtoyait une souffrance bien plus personnelle. (ND)


 

Le Roman d’Elvis de John Carpenter (1979)

Unique projet de John Carpenter ne touchant ni de près ni de loin au cinéma fantastique, ce téléfilm de trois heures sur le King amorce la collaboration du réalisateur d’Halloween avec celui qui deviendra son acteur fétiche : Kurt Russell. Suivant le parcours de la plus grande des rock stars, de ses débuts difficiles jusqu’au come back triomphal de 1969, Carpenter étudie les effets parfois néfastes d’une gloire disproportionnée sur un garçon fragile sans ternir pour autant la légende (exit la déchéance mortelle des années 70). (The Vug)


 

Walk the Line de James Mangold (2005)

L‘une des forces de Johnny Cash est d’avoir réussi à se faire apprécier par tous les publics, The Man in Black restant avant tout l’une des voix les plus marquantes de la musique américaine. Pour l’incarner à l’écran c’est Joaquin Phoenix (dont Cash appréciait le talent d‘acteur) qui se charge du rôle, dans lequel il fait des prouesses. Retraçant les plus grandes étapes de la carrière de Cash, de sa rencontre avec June Carter à son concert dans la prison de Folsom d’où découlera le fameux album Live At Folsom Prison. Walk The Line est l’exemple même du biopic carré et réussi. (ND)


 

Dreamgirls de Bill Condon (2006)

Plus important girls band de l’histoire de la pop music, The Supremes eurent droit à leur biopic dans les années 2000 avec une kyrielle de stars : Jamie Foxx, Eddie Murphy, Danny Glover et surtout Beyoncé Knowles dans le rôle de la diva Diana Ross qui évinça Effy Melody White avant de prendre l’ascendant définitif sur le groupe. A travers le parcours de cette formation vocale qui rendit la Motown mythique, le film met en avant les dures lois qui régissent le monde sans partage du show-business. (TV)


 

I’m Not There de Todd Haynes (2007)

Le réalisateur de Velvet Goldmine réinvente la vie de Bob Dylan, à partir des différentes périodes de sa longue carrière, les débuts au Greenwich Village, la musique devant électrique, les rôles au cinéma ou la conversion au christianisme. Sûrement le meilleur biopic du cinéma car il est atypique, original et surtout c’est un film de cinéma, portés par d’excellents acteurs, propre à chaque période, 7 Dylan en tout, dont le traitement de l’image est propre à chacun. Cela prouve que même si Dylan s’apparente comme l’icône culturelle des intellos ou des branchouilles, c’est un artiste avec une grande dimension populaire, au même titre que Michael Jackson, The Beatles ou Elvis. (Hamburger Pimp)


The Beach Boys: An American Family de Jeff Bleckner (2000)

Très proche dans la forme du Roman d’Elvis de John Carpenter, ce téléfilm retrace la carrière chaotique du plus béat des groupes américains et parvient également à dresser l’évolution du rock US dans les années 60. De la musique surf managée par papa (le despotique Murry Wilson et ses coups tordus) à l’émancipation psychédélique d’un Brian Wilson irréversiblement perché aux acides et d’un Dennis Wilson en proie à Charles Manson et sa bande, ce biopic de quatre heures démonte les coulisses du rêve californien. (TV)


The Rutles : All You Need Is Cash d’Eric Idle et Gary Weis (1978)

Les Beatles sous gaz hilarant. Concocté par un membre des Monty Python, The Rutles passe en revue toute la carrière du plus célèbre des groupes anglais. Sauf qu’ici, tout est décadré, décalé et passé par le prisme d’un humour qui n’a rien à envier à celui de Sacré Graal. Dans le rôle de Ron Nasty (John Lennon), le musicien Neil Innes décompose et recompose tous les tubes des Fab Four pour donner des chansons aussi improbables qu’additives : I must be in love, Ouch!, Love Life Imparable! (TV)


Cocksucker Blues de Robert Frank (1972)

Le nom du documentaire est tiré d’une chanson éponyme du groupe, enregistrée en 1970 et longtemps non distribuée. Interdit par les Rolling Stones, normal ! On y voit de la prise de drogues et des actions sous emprise de drogues (cocaïne, héroïne, acide). Les concerts sont moyens, du moins les images qu’on y voit, pourtant le quintet a déjà suffisamment de bouteille, la preuve par la préparation des concerts. Le documentaire est diffusé une fois par an, mais je ne sais pas où. On raconte aussi que certaines scènes sont clairement mises en scène, pour donner plus de piment. C’est surtout l’entourage qui effectue le plus d’excès et pour conclure l’énergie n’est pas rock mais blues, fondamentalement blues : la solitude et la fatigue. (HB)


 

Quadrophenia de Franc Roddam (1979)

Moins connu que Tommy, l’opéra-rock des Who Quadrophenia donnera lui aussi lieu à une adaptation cinématographique qui rappelle qu’avant les punks, il y avait les mods, ces jeunes prolos amateurs de fringues, de scooters, de drogues et de sexe libre, en guerre permanente contre les rockers aux idées plus conservatrices. Interprétant le jeune rebelle schizophrène, Phil Daniels deviendra quinze ans plus tard l’invité de luxe de la chanson Parklife de Blur. (TV)

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Good Morning England de Richard Curtis (2009)

Que serait devenu le Rock sans la radio ? Des disc-jockeys considérant que 45 minutes de Rock par jour à la radio est loin d’être suffisant partent sur un bateau hors des eaux territoriales afin de braver la loi et diffuser leurs chansons préférées 24 heures sur 24. C’est la naissance des radio-pirates qu’illustre Good Morning England non sans grossir la caricature pour évoquer la libération des mœurs. La B.O. regorge de classiques cultissimes comme les Troggs, les Kinks, les Small Faces, les Easybeats… (TV)

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The Velvet Underground and Nico d’Andy Warhol et Paul Morrissey (1966)

Avant même la sortie du premier album mythique du Velvet Underground, Andy Warhol et son disciple Paul Morrissey filmaient dans les ateliers de la Factory le groupe de Lou Reed et John Cale pris dans une session de jam improvisée, bruitiste et psychédélique. 1h10 de zooms avant/arrière et de caméra qui bouge dans tous les sens pour ce film destiné à être projeté durant les concerts du groupe et qui s’inscrit dans les nombreux travaux cinématographiques expérimentaux du légendaire artiste new-yorkais. (TV)


 

When You’re Strange de Tom DiCillo (2010)

Documentaire sur les Doors, entrecoupé d’un court-métrage réalisé par Jim Morrison, il répare les dégâts causés par le long-métrage d’Oliver Stone. Car When You’re Strange montre avant tout que c’est un groupe que nous regardons, non trois musiciens et une star. Le cinéaste y réfléchit sur la formation du groupe et ses débuts dans les bars californiens, jusqu’au standing qu’on leur connaît, parsemés d’embrouilles et de recherches artistiques. Certes Jim Morrison attire l’attention, principal parolier du groupe, plus que les autres, mais sans Robbie Krieger, Ray Manzarek et John Densmore, on n’aurait jamais entendu parler de ce mec qui était le seul du groupe à ne pas savoir lire la musique. Et il voulait faire du cinéma vers la fin… (HB)


 

Monterey Pop de D.A. Pennebaker (1968)

Contrairement à Woodstock, arrivé en bout de course du mouvement Hippie, le festival de Monterey se déroula du 16 au 18 juin 1967, aux prémices du fameux « Summer of Love ».  C’est avec peu de moyens que D.A. Pennebaker s’attaque à ce festival mythique, et le résultat de son travail est à la fois un véritable document d’époque et une source d’orgasmes musicaux intarissable. Des Who fracassant leur matériel à Hendrix brulant sa guitare, en passant le survolté Otis  Redding (quelques mois avant sa disparition) Monterey Pop extirpe l’essence même de la plus grande parenthèse rock de l’histoire. (Zelig)


Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar (2010)

Il fallut attendre 2010 pour avoir un film sur l’artiste musical français de la seconde moitié du XXème siècle, et cela a été fait par un auteur venant du monde de la bande dessinée. À première vue, je n’en avais tiré qu’un film tiède, pas mauvais mais pas si bon que cela non plus. Pourtant c’est la vision d’un artiste sur un autre artiste que l’on regarde, avec un foisonnement d’idées, de trouvailles visuelles et de rencontres fortuites très bien scénarisés (que ce soit Juliette Gréco ou Brigitte Bardot). Unique bémol, n’espérez pas en savoir plus sur la musique de Serge Gainsbourg, on entend à peine deux airs de Histoire de Melody Nelson, de L’homme à la tête de choux ou de Je t’aime moi non plus. (HB)


Pink Floyd live at Pompeii d’Adrian Maben (1972)

Dans les années 70, la télévision européenne produisait des trucs de malades comme ce concert de Pink Floyd sans public dans les ruines de Pompéi. Pas encore multimillionaires, les quatre chevelus revisitent quelques uns de leurs standards prog-rock de la période 68-71 (Echoes, Careful with that Axe, Eugene, A Saucerful of Secrets…), entourés d’un matériel dernier cri et d’un staff dévoué. Plusieurs montages de ce programme existent dont un entrecoupé d’interviews et du making-of de leur classique Dark Side of the Moon. (TV)


 

Soul Power de Jeffrey Levy-Hinte (2009)

Il n’y avait pas que When We Were Kings, lors du combat entre Muhammad Ali et George Foreman, mais aussi un magnifique concert. Tour à tour, jouaient B.B King, Bill Withers, James Brown, Myriam Makemba ou Celia Cruz. Les années 70, l’Afrique bénéficiait elle aussi des Trente Glorieuses, Kinshasa n’avait alors rien à envier aux capitales occidentales, nombreux plans à l’appui. Plus qu’un concert c’est une des rares marques de lien entre les noirs d’Afrique et ceux d’Amérique, maintenant ces derniers sont très peu à venir en Afrique, la situation s’est hautement dégradé depuis. (HB)

 


Neil Young : Heart of Gold de Jonathan Demme (2006)

Si Jonathan Demme reste principalement connu comme étant le réalisateur du Silence des agneaux et de Philadelphia, il est aussi celui qui, à la manière de Scorsese avec Shine A Light, a offert un concert filmé de Neil Young avec ce Heart Of Gold datant de 2006 (Heart of Gold étant avant tout l‘un des titres les plus emblématique de Young). Privilégiant l’aspect intimiste de l’artiste en abordant un live acoustique (plus précisément deux lives donnés à Nashville à deux dates d’affilée), Demme offre la possibilité de revoir cet artiste au génie encore sous-estimé sous un nouvel angle, et en lui offrant un vibrant hommage. (ND)


 

This Is Spinal Tap de Rob Reiner (1984)

Exercice de style tendu, portrait au vitriol du rock, … Spinal Tap demeure encore aujourd’hui l’un des films phare sur le Rock. La force de ce faux documentaire étant de réussir à rendre crédible ses hard rockers malgré l’absurdité totale des situations et des dialogues à travers des scènes cultes comme l’ampli et son volume maximum de 11, les morts successives des différents batteurs ou encore des prestations live ridicules. Un joyeux bordel derrière lequel transpire l’amour pour le Rock, en plus d’être le premier coup d’éclat de Rob Reiner. (ND)


 

Presque célèbre de Cameron Crowe (2000)

La version sérieuse du film précédent. A l’aube des années 70, le mouvement hippie est définitivement enterré mais pourtant les maisons de disque continuent à capitaliser sur une révolution pré-formatée. Rendant hommage aux préceptes du rock critic Lester Bangs, Presque célèbre dégomme à vue les poseurs et autres faux rebelles prêts à miser au poker leurs groupies encore mineures. Avec en ligne de mire des groupes comme Free  ou Lynyrd Skynyrd, ce film cinglant démonte sans pitié la mythologie du Rock. (TV)  


 

Velvet Goldmine de Todd Haynes (1998)

Ode au Glam Rock et aux proto-punks qui l’ont façonné (Brian Eno, Iggy Pop, Marc Bolan), Velvet Goldmine est une réflexion à peine déguisée sur le David Bowie des années 70 et de ses différentes incarnations. Conçu comme un Citizen Kane du Rock, le film de Todd Haynes est à la fois un hommage nostalgique et un réquisitoire essayant de cerner où s’arrête la part du génie et où commence l’opportunisme de la rock star la plus visionnaire de l’Histoire. Devant l’acidité du projet, on comprendra que Bowie ait refusé que l’on utilise ses chansons. (TV)


 

Les Runaways de Floria Sigismondi (2010)

Débutant tel un film sur les premières menstruations de deux jeunes filles, Les Runaways est en réalité bel et bien un biopic de ce groupe glam féminin au succès éphémère dont se démarquera ensuite Joan Jett en solo avec son titre I Love Rock’n Roll (elle est d’ailleurs productrice sur le film). Si le film reste peut-être trop basique, il permet néanmoins d’en apprendre davantage sur la courte période de gloire du groupe et ses débuts difficiles dans le Los Angeles de l’époque. (ND)


 

Rude Boy de Jack Hazan et David Mingay (1980)

Axé sur Ray Gange, jeune punk qui parvient à entrer comme roadie dans le staff des Clash, Rude Boy suit le groupe de Joe Strummer et Mick Jones en tournée. Sur un ton ouvertement réaliste, le film de  Jack Hazan et David Mingay décrit une Angleterre frappée de plein fouet par une crise sociale sans précédent. Entre fiction et captation live (parmi les meilleures du groupe), le rock contestataire des Clash y résonne comme une catharsis prolétarienne. (TV)


 

The Great Rock’n’Roll Swindle de Julien Temple (1980)

Après avoir rate son coup avec les New York Dolls, Malcom McLaren obtient le jackpot avec les Sex Pistols. A l’écouter dans ce bordelique Great Rock’n’Roll Swindle qui mélange fiction et documentaire, le punk a été créé par ses soins uniquement pour vendre des fringues. Entre mégalomanie et cynisme, le film de Julien Temple suit la catastrophique tournée américaine du groupe de Johnny Rotten (qui s’en prend plein les dents). On y retrouve également la célèbre version de My Way par Sid Vicious, quelques temps avant qu’il ne se suicide après avoir assassiné sa copine Nancy. (TV)


 

Control d’Anton Corbijn (2007)

Puisque l’on parle de suicide, intéressons nous au cas Ian Curtis. Des grisailles de Manchester, quatre jeunes garçons inventent la cold wave avec leur groupe Joy Division qui, en une carrière éclair (à peine 2 ans), vont radicalement transformer le punk. Mis en image par le photographe Anton Corbijn (qui fut le premier à suivre le groupe à la fin des années 70), Control est le portrait d’un garçon épileptique bien trop fragile pour supporter le statut de rock star. (TV)

 

Stop Making Sense de Jonathan Demme (1984)

Groupe parmi les plus inventifs de la fin des années 70, les Talking Heads ont fusionné rock, pop et afro-beat pour donner un funk blanc en perpétuelle mutation à travers une série d’albums considérés rapidement comme des classiques (77, Fear of Music, Remain in Light). Le combo mené par David Byrne est ici filmé lors d’une série de trois concerts au Pantage Theatre d’Hollywood en 1983 pour ce qui constitue le premier film à utiliser intégralement le son digital. (TV)

 

Purple Rain d’Albert Magnoli (1984)

Face à Michael Jackson et son récent Thriller, Prince répond avec 1999. Mais cela ne lui suffit pas, il veut aussi montrer qu’il est à l’aise au cinéma. Purple Rain, album sorti 2 ans plus tard est complété d’un film inspiré de la vie du kid de Minneapolis. Des parents se disputant sans arrêt, des excès de violence de l’artiste, une concurrence musicale, présentent de bons ingrédients pour un bon film musical, mais au final on ne retiendra que l’album, le long-métrage montrant des limites artistiques et fût relayé, hors Etats-Unis, à un accessoire de l’album du même nom. N’empêche que le roi (« King of pop ») est mort, vive (le) Prince. (HB)


 

Last Days de Gus Van Sant (2005)

Comme Maurice Pialat avec son Van Gogh, Gus Van Sant ne s’intéresse qu’à une partie de la vie de Kurt Cobain, les jours précédant sa mort, isolé dans sa cabane au fond des bois. C’est une élégie de la nature, de la contemplation soulevant une certaine poésie et surtout une œuvre d’art que réalise le metteur en scène américain. Cela se ressent à travers un travail du son, Leslie Shatz, des répétitions de scènes menant à une certaine déstructuration du récit filmique et enfin à l’interprétation sublime de Michael Pitt en rock star désœuvré. (HB)


 

Dig d’Ondi Timoner (2004)

Deux groupes : d’un coté les Brian Jonestown Massacre, véritablement ancrés dans une culture underground et une vision anarchiste de l’industrie musicale, de l’autre les Dandy Warhols, groupe tout aussi passionné mais plus ouvert et tentant de toucher un plus large public. Deux groupes unis par une amitié qui se retrouvera mise à mal par les aspirations artistiques de l’un et le succès publique de l’autre. Véritable expression d’une certaine décadence du Rock’n’Roll face à l’hégémonie des labels, Dig est un portrait brut de deux groupes dont les chemins vont se croiser avant de diverger totalement. (ND)


 

The Rocker de Peter Cattaneo (2008)

Voici le temps de la musique qui se fait connaître par internet, c’est l’air du temps. Fish (interprété par Rainn Wilson, le héros de Super) se remet à la batterie, 20 ans après avoir exclu d’un groupe aujourd’hui mondialement connu, avec son neveu lycéen et ses potes. Et le discours est clair, fini les excès de rock stars ou les attitudes arrogantes snobs ou queutards, la musique est et reste le leitmotiv d’un groupe, on chante car on a des trucs à dire, non ? Toutes les figures rock sont réfléchies (le dépressif, le poète, le performer, le guitar hero…), pour ensuite les mettre au second plan, car le réalisateur préfère au final se limiter  à l’humain. (HB)

 

Dossier réalisé par The Vug, Hamburger Pimp, Nico Darko et Zelig

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