Kubrick/Pink Floyd : rumeurs cosmiques

. .

Voici l’un des grands mystères de la culture pop.

A la fin des années 60, Stanley Kubrick est prêt à révolutionner le cinéma avec son film de science-fiction 2001, l’odyssée de l’espace. Une rumeur prétend que le réalisateur aurait songé à Pink Floyd pour l’accompagnement musical avant d’abandonner l’idée par crainte de nuire à la longévité de son chef-d’œuvre. En effet, la musique rock évoluant très rapidement – et c’est d’autant plus vrai dans les années 60 – associer de la pop contemporaine à une œuvre filmique ancre à jamais cette dernière dans la période où elle a été réalisée. D’où le choix de la musique classique, plus intemporelle.

En 1971, soit trois ans après la sortie de 2001, l’odyssée de l’espace, Pink Floyd sort son sixième album Meddle, dont la pochette rappelle les paysages cosmiques de la fin hautement psychédélique du film de Kubrick (en fait, une moitié d’oreille photographiée horizontalement). Morceau de bravoure de l’album, la chanson Echoes occupe une face entière du disque soit 23 minutes et 30 secondes. Une autre rumeur, et pas des moindres, va voir le jour : Echoes a été composée pour coller au dernier segment de 2001, l’odyssée de l’espace, comme une sorte de revanche sur le rendez-vous manqué entre Kubrick et Pink Floyd. Si le groupe a toujours démenti tout lien entre Echoes et 2001, la juxtaposition des images du film de Kubrick avec la chanson de Pink Floyd provoque un effet pour le moins troublant. En effet, chaque partie du morceau entre en symbiose avec l’atmosphère des différentes étapes du voyage vers l’infini de Dave Bowman.

Alors, mauvaise fois du groupe ou heureuse coïncidence ? On vous laisse libre juge.

The Vug

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».