Critique de Husbands

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Husbands

de John Cassavetes

avec Ben Gazzara, John Cassavetes, Peter Falk

Etats-Unis – 1970 – 2h34

Rating: ★★★★★

 


Enfin ! Réalisé en 1970, Husbands, a comedy about life, death, and freedom n’avait jusqu’alors jamais fait l’objet d’une sortie vidéo. Plus la peine de scruter méticuleusement, la programmation des chaines câblées les plus pointues, pour découvrir ce pétage de câble de trois mâles en pleine crise de la quarantaine. Suite à l’enterrement du quatrième larron de la bande, Harry (Ben Gazzara), Archie (Peter Falk) et Gus (John Cassavetes), remettent leurs existences en question. Cet enterrement, c’est aussi un peu celui de leur jeunesse, de leur liberté. Tous mariés, papas, à l’aise financièrement, les trois gaillards se sentent pris en otage d’une vie leur semble de plus en plus monotone. Ils décident, sur un coup de tête, de s’accorder quelques jours entre potos, à coup de whisky et de filles de petites vertus.

Une parenthèse dans leurs vies, tout comme dans la filmographie de Cassavetes. Cette comédie douce-amère est le premier film en couleur du réalisateur. Husbands surprend par sa liberté de ton, où, sur une trame dramatique, la comédie et la légèreté l’emportent. Parsemé de scènes improvisées, le scénario semblent vaquer selon les humeurs des trois compères et rappelle le cinéma de Rozier par son côté inattendu et nonchalant.



Mais Husbands c’est avant tout un film d’acteurs, d’amis. Première collaboration avec Peter Falk et Ben Gazzara, Husbands marque le début d’une longue relation professionnelle et affective entre les trois New Yorkais. Un début de complicité qui saute aux yeux à chaque plan. Que ce soit en multipliant les très gros plans ou en jouant avec la mise au point dans les scènes de foules, il n’y a que les trois amis qui existent. Les décors sont méprisés et les seconds rôles ne servent qu’à mettre en valeur leur amitié. Quand, au casino, ils jouent aux craps, la caméra reste fixée sur les visages. L’action est oubliée, seules les réactions intéressent Cassavetes.

Au Panthéon des « films de pôtes », Husbands pourrait trôner aux côtés de Vincent, François, Paul et les autres et Mes Chers Amis. Reste plus qu’à s’attaquer aux deux Cassavetes qui demeurent invisibles : Too Late Blues et le nettement moins indispensable Big Trouble.


Zelig

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About Zelig

Curiosité de la nature et énigme pour la science, Zelig possède la faculté de se fondre au décor en toutes circonstances. Les scientifiques se sont résignés à interrompre tous tests, jugés trop dangereux, lorsque « l’ homme-caméléon » s’est transformé en étron après avoir été trop longtemps exposé à un film de Christophe Barratier. Ce furent les deux pires minutes de l’existence de cet Zelig, qui pour tenter d’oublier, fut contraint de trouver refuge dans l’alcool. Reconverti pilier de bar bénévole, vous pouvez croiser cet étrange énergumène, au détour d’une virée nocturne.