Critique Le Territoire des Loups

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The Grey

de Joe Carnahan

avec Liam Neeson, Frank Grillo, Delmot Mulroney, Dallas Roberts, Joe Anderson, Nonso Anozie, James Badge Dale

Etats-Unis  – 1h57 – 2012

 Rating: ★★★★☆

Bon, soyons clair dès le départ, le film critiqué ici n’est PAS une sous production Besson, ce n’est PAS « Taken avec des loups »

Parmi le grand public, pas grand monde connaît Joe Carnahan, et c’est bien dommage.

Pour moi, c’est un de ces réalisateurs de l’ombre, un bosseur qui a de la suite dans les idées, une vraie sensibilité et une réalisation bien plus que simplement fonctionnelle.

Regardons donc sa filmographie avant de nous plonger dans la critique de son dernier film : The Grey (C’est le film de la critique hein, c’est juste que je ne suis pas vraiment fan du titre français, vous verrez pourquoi ensuite).

Bref , Carnahan donc avait fait ce qui est pour moi le premier film parfait avec Narc que j’aime vraiment, qui a des qualités objectives comme subjectives, une nervosité, une maîtrise de la caméra, le tout utilisé pour aborder un sujet et illustrer un scénario bien noirs, un sombre bijou sobre parcouru de fulgurances.

Puis c’était le court métrage pour BMW qu’il a fait, le meilleur d’une série de courts mettant en scène la voiture allemande (D’ailleurs, au lieu des extraits du film critiqué ici, je vais vous mettre ce court métrage. Je commence à être blasé des bandes annonces qui vendent mal leur film).

Vient ensuite Mi$e à Prix, film au concept mortel, avec des grosses scènes de flingue, de stress, de trahisons, d’agents fédéraux, de mafieux. Un film généreux et complètement  frappé  qui perd en sérieux  par rapport à son grand frère mais gagne en fun.

Et finalement, c’est L’Agence Tout Risques que notre ami Joe a réalisé et écrit dernièrement. Le gros film d’action bien bourrin, la série B bien grasse qui présente des personnages et des situations aussi bien écrits que complètement fous.

Ah oui, parce qu’en plus de réaliser, il écrit ses films le monsieur, souvent seul.

Alors qu’aucun de ses films n’a vraiment marché auprès du grand public et qu’il a dû lâcher nombre de projets et en laisser plusieurs en stand-by (White Jazz et son biopic de Pablo Escobar, des grands projets très ambitieux), il nous réalise The Grey.

ET BORDEL IL FAIT PLAISIR !

Ce n’est pas le film qui a une ampleur monstrueuse, mais ce qu’il raconte, il le fait bien.

Déjà, dans la réalisation, Carnahan revient à un style plus proche de ses débuts, tout en l’améliorant avec son passage par des films d’action. Sa caméra est nerveuse, suit les personnages, les décors, rien n’est en trop dans le cadre, c’est beau, c’est bien. La scène de crash au début du film est absolument folle, et on se retrouve perdus en Alaska avec ces gens qui sont tous là pour fuir quelque chose et doivent survivre.

Le scénario lui est étonnant, c’est étonnamment intime, introspectif, ça nous présente des sentiments complexes et un Neeson en grande forme. Malgré les limites que présente le Survival, le film ne se vautre pas une seconde dans les clichés même si quelques stéréotypes se doivent d’être utilisés.

Le film pose quelques questions sur la foi tout en nous laissant libres d’y répondre comme on veut. Ca s’approche pas mal de ce que fait le grand, que dis-je l’ENORME Jack London, auteur trop souvent cantonné dans l’esprit des gens à « oh, de la neige ! ».

Bref, je ne vais pas trop en dire et vous laisser la surprise de la découverte de ce film qui pour moi arrive au début d’une année qui risque d’être remplie et à priori, tenir ses promesses.

Bien que pas un très grand film, il me touche là où il faut et va bien au delà de ses promesses. Je ne peux ainsi pas mettre autre chose qu’un 4 pour vous et un 5 pour moi.

C’est vraiment le genre de films que j’aime remater et je suis content que Carnahan fasse des films, vite un autre !

 Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.