Critique de La Colère des Titans

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Rating: 3.5/5 (2 votes cast)

Clash of the Titans 2: Wrath of the Titans

 

De Jonathan Liebesman

Avec Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Edgar Ramirez

États-Unis – 2012 – 1h27

Rating: ★★★☆☆

 

 

Après avoir battu le Kraken, Persée, fils de Zeus, père et veuf, a décidé de vivre de la pêche plutôt que du glaive. Mais quelque chose se mijote chez les dieux, Zeus redoute la fin des dieux de l’Olympe et le retour des titans, chimères divines apparus avant leur ère et surtout la plus redoutable d’entre elles, Cronos le dieu du temps, son père, paternel aussi de Poséidon et d’Hadès. Et le temps est peut-être le seul élément de notre réalité contre lequel on ne peut lutter. Persée se doit alors de reprendre le glaive…

Après le revival gore et slash débuté en 1996 avec Scream, et peut-être au summum avec The Woman en 2011, on a vu apparaître un revival vampirique, allant surtout dans le romantisme avec la saga Twilight et les séries télévisées True Blood et Vampires Diaries, les gros studios ont décidé de relancer le péplum action avec robes, sandales, dieux en pagailles et batailles. Du très moyen Troie au film adolescent Percy et le voleur de foudre, en passant par l’original esthétique Les Immortels, nous allons nous intéresser au second volet du Choc des Titans La colère des Titans. Tous ces blockbusters se ressemblent mais se distinguent aussi. La chose commune est la mauvaise relecture  de la mythologie grecque, dans le film en question Persée est le fils de Zeus alors qu’en fait c’est Poséidon le père, de même que le labyrinthe contenant le minotaure est pour la légende de Thésée. Et après ce sont les cyclopes mais je pense que cela permet surtout à Jonathan Liebesman d’essayer des séquences d’aventures avec tout le folklore de cette culture antique. D’autant que cela permet des pauses entre les combats où l’homme montre son intelligence face à la chimère plus que sauvage, on est chez les grecs, le premier peuple de penseur. D’ailleurs la séquence de combat final ressemble plus à un film de guerre qu’à un film de péplum.

 

Et pour la différence, on peut remarques une mise en place de réflexion sur la famille. Au même titre que maintenant, nous sommes face à une famille décomposée et recomposée, face à l’adversité. Des querelles entre frères, Hadès le laissé-pour-compte face à Zeus et Poséidon, la reconnaissance du père, Zeus n’ pas le même regard pour Persée que pour Arès qui mal-aimé souffre en silence et il y a Agénor le fils du seigneur des mers qui ne reconnaît son père qu’après sa mort. De reconnaissance, il est aussi question de pardon, avec de nombreux champ-contre-champs rapprochés, ne dit-on l’erreur est humaine et le pardon divin ? Et cela nous amène à la croyance, que ce soit aux hommes ou aux dieux, il est facile de douter plus difficile de croire en soi ou en Dieu, et à la confiance car les dieux ont un statu humain dans la mythologie grecque qui rend la divinité proche de nous, et nous fait moins peur sur l’au-delà et l’univers.

Film pop-corn de bonne facture, Jonathan Liebesman s’est révélé, il a réalisé auparavant World Invasion Battle Los Angeles, comme un très bon candidat pour les tortues ninjas ou tout film d’action à gros budget.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…