Critique de Pirates! Bons à rien, mauvais en tout

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The Pirates! Band of Misfits

de Peter Lord et Jeff Newitt

avec Hugh Grant, Salma Hayek, David Tennant, Martin Freeman et Imelda Staunton

Grande Bretagne/ Etats-Unis – 2012 – 1h30

Rating: ★★★★☆

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Pour obtenir le prix du Pirate de l’année, le Capitaine Pirate et son équipage se lancent dans des péripéties rocambolesques, alors que la Reine Victoria, pirate hater de son état, cherche à les arrêter pour les mettre à mort.

Sept ans après Le Mystère du Lapin-Garou et Souris City co-produits par Dream Works, quelques mois à peine après Mission : Noel qui scellait le nouveau partenariat avec Sony Pictures, le studio Aardman revient de nouveau en salles et en stop motion, procédé lui ayant permis d’acquérir ses lettres de noblesse. Pourtant depuis le dernier film de Wallace et Gromit en 2005, Aardman s’était tourné vers l’animation 3D, y voyant probablement un moyen de se moderniser et de s’aligner sur la concurrence.

Grand bien leur en fasse, le retour à la bonne vieille animation en pâte à modeler s’avère payante, le studio faisant preuve là encore d’un scenario solide et riche en retournement, un vrai scenario de film d’aventure, de cinéma. Jouant toujours sur un panel de personnages loufoques et attachants, utilisant comique de situation, burlesque et autres comique de répétition, Les Pirates plaira à coup sur aux plus jeunes. Mais il n’en demeure pas moins un film Aardman où les références à la pop culture, comme à la littérature classique, fusent, ou faits et personnages historiques se retrouvent détournés, autant de clins d’oeil fort bien amenés qui raviront les adultes. Se posant en véritable divertissement familial, le film propose différents niveaux de lecture. En plus de son écriture rigoureusement cinématographique, il faut également noter le superbe travail de réalisation, et ce, malgré toutes les contraintes qui peuvent découler d’un procédé comme le stop motion. Mais le défi supplémentaire de ce Pirates reste la 3D, utilisée à bon escient pour accentuer un relief déjà intrasèque au procédé.

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Affectionnant toujours ces personnages patauds, ces beautiful losers, le dernier né du studio ne fait pas exception. Néanmoins, on s’attend à un peu plus de gags, les personnages secondaires auraient mérité plus d’importance, mais on retrouve  cette subtilité et ce sens de l’absurde qui ont fait la renommé des précédents films Aardman, la “franchise” Wallace et Gromit en tête. Malgré ce peti bémol, Pirates demeure très réussi, aussi bien techniquement que scenaristiquement, conçu et pensé comme un film de cinéma, prouvant une fois encore que le studio demeure un des fleurons de l’animation mondiale.

Fort d’un univers et d’un humour qui lui est propre, Aardman, un peu à la manière de Ghibli, semble être un des derniers studios à vouloir perdurer dans une certaine tradition de l’animation. Leur prochain projet devant être Shaun The Sheep, déjà héros d’une série que le studio avait produit pour la télévision anglaise. C’est prévu pour 2013 ou 2014 et on a déjà hate!

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.