Critique de Underworld : Nouvelle ère

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Rating: 3.0/5 (1 vote cast)

Underworld : Nouvelle ère

 

De Måns Mårlind et Björn Stein

Avec Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael Ealy

Etats-Unis – 2012 – 1h30

Rating: ★☆☆☆☆

underworld nouvelle ère

La saga Underworld n’a jamais brillé par sa subtilité, c’est un fait. Et en même temps, ce n’est pas ce qu’on lui demande… Oui, mais. Au temps le premier film avait tout son intérêt, avec un côté érotico-léché fort appréciable et une histoire de famille(s) fantasmagorique et prenante si on le voulait bien, au temps les Underworld 2 et 3 rejoignaient prestement le banc des navets hautement budgetés (et encore, même la figure principale interprétée par Kate Beckinsale a disparu de désespoir artistique). Alors Underworld 4, malgré le retour de la belle, ne change rien à l’usure des canines de ces vampires ultra-violents. Un saccage de pellicule, à peine sauvé par les lentilles bleu-azur de Selena qui mène la danse durant une heure et demie.

La scène d’ouverture confesse d’emblée la cible du film : un public de type mâle, 15-20 ans (tunné ?), éventuellement accompagné d’une jeune créature méchée et pop-cornée. Ca balance de la bastos dans tous les coins, ça tranche et ça tente misérablement d’attendrir avec – allez, attention spoiler, je préviens je suis sympa – la séparation dramatique de Selena et son éphèbe de monstre à cause des hommes – si possible scientifiques – et leurs armes pas gentilles qui tuent même sous l’eau. Alors booooo, pas contente (mais alors vraiment pas), elle se réveille dans un caisson que les méchants humains lui ont dédié (avec un numéro et tout et tout) et là, elle comprend avec un peu de mal que non, Bibi il n’est plus de ce monde. Que faire ? C’est tout con : menacer les méchants humains à coup de « pourquoi », « dans quel but » et « croc » que je te croque parce que Bibi il méritait pas çaaaaaaaaa !

Et pis au bout de 30 minutes de vacarme, on retrouve avec joie nos animaux préférés après les Popples : les lycans. Les loups-garous sur-entraînés qui avaient quand même de la gueule. Alors, je ne sais si c’est l’utilisation massive de Photoshop & Co, mais vous vous souvenez du loup-garou avec une tête zarb’ créé par notre bien-aimé Tom Savini dans Une Nuit en Enfer ? Bon ben voilà… C’est marrant mais tout de suite ça casse l’effet terrifiant du bestiau. Seul intérêt : Oh gosh ! Une petite fille prend sa place parmi les poilus. Une petite fille ? Ouais, un peu facile d’utiliser l’arme ultime qui peut faire hérisser le cheveu d’un spectateur même aguerri – et encore elle doit avoir 12 ans histoire de ne pas abuser, mais on notera le petit côté « L’Exorciste » qui est facile.

Au final, Underworld 4 c’est quand même une sacrée déception, les effets visuels sont assez moches et utilisés à outrance, ça canarde ou ça parle de trop (au choix), ça manque de charme et ça tente de récupérer honteusement le public du premier volet à coup de référence à ce dernier : la crypte, le mélange de sang, le conseil des vieux vampires, l’amour-haine entre vampires et lycans… Ah mais alors ! Disons-le, l’histoire est naze ! A quand du sang neuf ? Si Underworld 5 fait surface dans deux ans, je jette l’éponge…

Note pour plus tard : de voir Måns Mårlind et Björn Stein à la réalisation de ce navet aurait du me mettre la puce à l’oreille…


Nightmare

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About Nightmare

Aspirée par ses cauchemars étant petite, Nightmare émerge à ses 20 ans les idées plus ou moins claires. Seul problème : ses neurones ont été reprogrammés… Pour survivre, elle doit désormais s’emparer des jolis rêves de ses victimes et les remodeler à sa manière pour transmettre ses peurs. Pour se ressourcer, elle capte les rayonnements des écrans qui lui donnent chaque jour de nouvelles idées, comme grignoter des barbapapa, calculer la vitesse de propulsion idéale d’un aéronef plus lourd que l’air ou encore lire des études sur le cépage.