The Devil Inside
de William Brent Bell
avec Fernanda Andrade, Simon Quarterman, Evan Helmuth
Etats-Unis – 1h23 – 2012
Rating: 





En 1989, suite à un exorcisme qui a mal tourné, Maria Rossi massacre les personnes présentes lors de la cérémonie. 20 ans plus tard, sa fille Isabelle fait un reportage sur des prêtres et sur l’exorcisme qu’ils vont pratiqué sur sa mère.
Plus rien n’arrête le found foutage. Et dans l’Horreur, le found-footage sur des supposées ont une place de choix, surtout depuis que la saga Paranormal Activity a fait le hold up au box office que nous lui connaissons. Bien sur, la recette est tellement fleurissante et presque assurée à chaque coup, vu que le genre a définitivement trouvé son public. Du coup, on voit régulièrement sortir en salles des films qui au final valaient bien une sortie DTV.
La formule semble éprouvée et pourtant certains parviennent à tirer leur épingle du jeu. On pense notamment à Daniel Stamm qui l’an passé avait livré l’un des films les plus novateurs du genre niveau mise en scène, Le Dernier Exorcisme. S’inscrivant davantage dans cette veine que dans celle des prods Peli, Devil Inside s’encombre néanmoins d’une première partie peu finaude et d’une prévisibilité navrante. Appliquant le principe de caméras multiples pour pouvoir dynamiser la mise en scène, Devil Inside n’évite pas les incohérences de cadrage. Faisant l’erreur d’utiliser un montage rapide des différents angles de vue pour les scènes d’exorcisme, là où Stamm avait eu l’intelligence de les étirer en plans longs pour créer l’horreur par le naturel et le jeu de son actrice, William Brent Bell surenchérit bien trop dans la mise en scène en y apportant des fioritures inutiles et en comptant un peu trop sur le hors champ pour rendre réaliste ses scènes (le syndrome Oren Peli, moins j’en montre, moins on voit que c’est mal foutu). Du coup, aussi bien jouées et impressionnantes soient les scènes de possession en soi, le réalisateur s’efforce de les gâcher par des astuces de réalisation grossières.
Pourtant, Devil Inside réussit à s’affranchir de la maladresse de sa première partie en dépouillant de plus en plus sa réalisation. Plus de multi cadrages, de changement de type de caméra et autres blablas des personnages en plan fixe qui jalonnaient la première moitié du film. Sans pour autant qu’on ne réchappe pas aux scènes de panique à la [Rec], avec caméra gigotant en pleine bousculade, éclairage unique et faible. On note néanmoins de bonnes idées de mise en scène (la scène de la voiture), de quelques efforts sur le travail des détails et d’un scenario qui, bien qu’il semble prévisible au départ, parvient sur la fin à surprendre son spectateur.
Patchwork assez appliqué des fleurons du genre, Devil Inside aura pour le profane l’air d’une compilation anecdotique tout en rendant les fans du genre fort ravis de trouver une bande qui a du être écrite en plus d’un quart d’heure…
Lullaby Firefly
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