Critique de The Violent Kind

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The Violent Kind

Des Butcher Brothers (Mitchell Altieri et Phil Flores)

Avec Cory Knauf, Taylor Cole, Bret Roberts et Christina McDowell

Etats-Unis – 2010 – 1h25

Rating: ★☆☆☆☆

Cody est un dur, un vrai. Avec son gang de bikers, il fume et boit de la bière au volant tout en écoutant du gangsta rap. Mais, lors d’une fête d’anniversaire dans un chalet perdu en forêt, Cody et ses potes vont devoir lutter face aux agissements surnaturels d’une bande de Teddy Boys diaboliques.

Troisième collaboration des Butcher Brothers (The Hamiltons), The Violent Kind opte pour un joyeux mélange des genres (film de bikers, horreur, film de cul) afin de déstabiliser son spectateur et de le perdre dans une intrigue qui va bifurquer dans tous les sens pour déboucher sur un final apocalyptique. Cependant, le chemin tortueux que nous fait prendre les frères bouchers pour en arriver là a été balisé à la va-vite et ce qui s’annonçait comme un film malin devient rapidement un film couillon.

 

 

Les Butcher Brothers aiment Quentin Tarantino, Sam Raimi, Rob Zombie et David Lynch et le duo ne se gêne pas pour citer ouvertement ses influences. Des influences certes toutes respectables mais les bonnes intentions ne font pas obligatoirement les bons films. The Violent Kind s’embourbe ainsi dans ses emprunts sans les dépasser, platement servi par des acteurs qui sont soit très mauvais soit mal dirigés. Le scénario confond originalité et fumisterie et le tout ressemble à une série Z avec les moyens d’un film  indé.

On ne sait pas trop où les Butcher Brothers veulent en venir car The Violent Kind n’arrive pas à faire peur ou à choquer, ni même à faire rire. A trop s’éparpiller sans pousser à fond tous ses délires, le film fait du surplace et on s’ennuie fermement devant ce brassage d’air ininterrompu. Reste Vernon, le Teddy Boy increvable interprété par Joe Egender, qui me ressemble étrangement et qui m’a laissé  une drôle d’impression durant quelques minutes, comme si j’avais joué dans un gros navet sans en avoir le moindre souvenir. Quitte à voir son sosie à l’écran, autant que ce soit dans un film pas trop merdique…

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».