Critique d’Intruders

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Intruders

De Juan Carlos Fresnadillo

Avec Clive Owen, Carice van Houten, Daniel Brühl, Ella Purnell et Pilar López de Ayala

Etats-Unis/Royaume-Uni/Espagne – 1h40 – 2011

Rating: ★★☆☆☆

En Espagne, un petit garçon rêve d’un homme sans visage qui le poursuit sur des échafaudages. De l’autre côté de l’Atlantique, une fille de douze ans trouve dans le tronc d’un arbre une histoire écrite sur une vieille feuille de papier. Suite à cette découverte, elle va rencontrer elle aussi un terrifiant homme sans visage qui se cache dans le placard de sa chambre. Un excès d’imagination ? Sûrement pas puisque Clive Owen, qui interprète le père de la fillette, se confronte également au mystérieux croquemitaine. Afin que le père et la fille ne soient pas séparés (les médecins trouvent qu’ils forment un duo de frappadingues), l’identité de l’homme sans visage doit être trouvée. La mère du petit garçon espagnol a peut être la réponse. Et vous ?

Entre film d’épouvante et thriller psychologique, Intruders signe le retour du réalisateur espagnol Juan Carlos Fresnadillo après le correct 28 semaines plus tard (2007). Tourné en deux langues (espagnole et anglaise) pour chacun de ses segments géographiques, le film met donc en parallèle deux histoires de terreur nocturne qui ne sont reliées que par la présence de l’homme sans visage. Aux spectateurs de repérer les indices disséminés le long du film pour trouver le fin mot de l’histoire avant que le twist final ne fonde les deux intrigues de manière plus cohérente.

Film à énigme, Intruders demande donc à son public d’accepter d’être baladé pendant plus d’une heure sans qu’on ne sache trop bien où veulent en venir les auteurs du scénario. Il peut donc demeurer un sentiment d’agacement dès la mise en place des intrigues parallèles dans la mesure où les scènes d’épouvante ponctuant le récit sont loin de faire peur. On peut frémir devant la première sortie de placard du croquemitaine encapuchonné mais ce croisement entre la frousse économe façon Alejandro Amenábar et la fantasy horrifique à la Guillermo del Toro ressemble avant tout à un résumé stéréotypé de l’épouvante hispanique, le tout uniformisé à la sauce US. Sans compter les révélations finales qui, si elles éclairent le récit sous un angle original, ne sont pas suffisamment puissantes pour nous subjuguer.

Trop mou, trop gentil, trop familial, Intruders est une production qui se voit aussi vite qu’elle s’oublie mais qui ravira ceux qui n’aiment pas faire de cauchemars après la vision d’un film d’épouvante. Pour les autres, il ne reste plus qu’à revoir Insidious ou Heartless en attendant mieux.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».