Critique de Dead Heads

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Dead Heads

 

De Brett et Drew T. Pierce

Avec Michael McKiddy, Ross Kidder, Taylor Markus

Etats-Unis – 2011 – 1h31

Rating: ★★★☆☆

 

Mike se réveille bizarre, une nuit noire, ne savant où il est ni quel jour nous sommes. Il se révèle qu’il est ni vivant ni mort, un zombie quoi. Il rencontre une personne dans le même cas que lui, Brent. Ils décident par conséquent ensemble de retrouver l’amour perdu de Mike. Mais au même moment, une société s’occupant de programmes militaires, Genutek, traque les deux zombies…

Film au générique rappelant à la fois Grindhouse de Rodriguez et Tarantino et l’imagerie Mtv, Le film traite des zombies au libre-arbitre, après avoir essayé de les domestiquer ou de les avoir comme employés (Zombies Strippers). Les frères Pierce construisent pour cela un mini road-movie, ils ne rencontrent qu’un vieil homme expliquant que l’amour de sa vie est une prostituée de Saigon dont il va jeter les cendres dans le lac Michigan. Et ce road-movie permet de réfléchir, certes un peu, sur leur nouvelle condition humaine. Eux-mêmes domestiquent un zombie, Cheese, et Mike parle de sa relation amoureuse avec le vieil homme. Mais, ce qui est vraiment étonnant dans cette construction du récit, est que chaque séquence fonctionne par elle-même avec un style propre, ce qui amène un caractère protéiforme à l’objet film.

Malheureusement, l’aspect protéiforme ne cache pas le côté poussive de la comédie, qui par ailleurs donne une impression de décousu. Cela est dû aux problèmes de transition des séquences qui s’enchaînent peut-être mal, pourtant variées (comédie, action, mélo). De plus, l’intrigue de thriller au départ, Mike aurait été assassiné, est un peu trop facile et le film lorgne de façon régressive sur le teen movie, les personnages ayant même quitté l’université. Suggérons que c’est peut-être pour appuyer le problème du refus de grandir d’une certaine génération, afin de n’être trop désabusé ou trop normal (Mike criant sa nostalgie du lycée). Oui, être adulte, c’est prendre des risques ou pas, mais si on en prend pas adulte, on peut devenir frustré et d’autres pathologies s’ajouteront. D’où le questionnement du courage de Mike.

Au final, un film original, qui ne propose pas la même maîtrise que Shaun of the dead ou Zombieland, mais qui satisfera les amateurs du genre.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…