10 affiches de Mockbuster

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Depuis quelques années, probable conséquence indirecte de la crise, les studios hollywoodiens misent de plus en plus sur la production de remakes plutôt que d’investir à risque dans des prods originales. Ironie de la chose, cela fait quelques temps qu’un circuit officie en parallèle, utilisant un concept similaire, faire des films à très bas prix destinés au marché vidéo uniquement et préférant le simple plagiat à la réutilisation de films existants. En gros, reprendre les grandes lignes scénaristiques des blockbusters à succès, regrouper un casting de seconde zone et une équipe au rabais et produire une contrefaçon à prix discount. En tête du mouvement, la firme The Asylum se consacre uniquement à abreuver le monde de ces petites perles. Pas besoin de vous faire le pitch de ces films, vous les connaissez déjà, vu qu’à quelques poils de barbe près, ce sont les mêmes que ceux des films qu’ils copient.

Du meilleur ou du pire, on ne sait pas, mais voici un tour d’horizon du phénomène à travers ses affiches, dont vous apprécierez surement l’inventivité débordante.

The Da Vinci Treasure  (2006)

A défaut de retrouver la bonne mine de Tom Hanks, on a le droit  aux regards soucieux de Lance « Bishop » Henriksen  et de l’acteur maison C.Thomas Howell. Prends ça, Dan Brown!

Pirates of Treasure Island (2006)

Là encore, mesdemoiselles, n’espérez pas loucher sur Johnny Depp ou Orlando Bloom, The Asylum leur a préféré Lance Henriksen, qui a du signer un contrat pour un paquet de films avec eux, et Tom Nagel, acteur anonyme, pour porter cette adaptation informelle de la nouvelle de Stevenson, pompant aussi sur la saga Disney – Verbinski.

AVH: Alien V.S Hunter (2007)

A l’instar de Transmophers, produit la même année, on touche ici au mimétisme ultra cheap. Le design des personnages, les CGI, les incrustastions, tout est bradé. On a quand même au générique William Katt, alias Tommy (le crush de Carrie dans le film éponyme de de Palma), en vieux, et en bonus, Dedee, la petite soeur de Michelle Pfeiffer. Respect!

I Am Omega (2007)

Richard Matheson a été gâté pour cette adaptation alternative de son I am a Legend, avec Mark Dacascos en solo au milieu de mecs louches.

Sunday School Musical (2008)

Là, fallait le faire… Les acteurs sont tellement inconnus qu’ils ne figurent pas sur l’affiche!

 

Street Racer (2008)

Quelque part entre Speed Racer et Fast and Furious, il y a Street Racer, qui s’estampille au passage d’un « basé sur de faits réels » sur l’affiche. On n’ose se demander pourquoi!

 

The Day The Earth Stopped  (2008)

Chez Asylum, ils ont le sens du film fourre-tout . Les influences de The Day The Earth Stopped s’étendent du  Jour où la Terre s’arrêta ( le remake) à Independence Day. Quand, en plus c’est réalisé par C. Thomas Howell qui tient aussi le premier rôle, on se dit qu’on a tiré le gros lot!

 

The Terminators (2008)

Autre méthode, on prend un film et on mixe le scenario avec un vieux film qui n’a pas encore fait l’objet d’un remake, en l’occurrence ici, Terminator et Mondwest, film de SF de 1973 avec Yul Brunner et James Brolin. Même Hollywood n’y avait pas encore pensé!

Paranormal Entity (2009)

Paranormal Activity, c’était déjà le petit budget. Là, on tombe dans le micro budget. La jaquette pompe l’affiche de la version d’Oren Peli, espérant probablement que l’on s’y méprenne dans les bacs de DVD pas chers, permettant ainsi de grossir les ventes.

Titanic II (2010)

La suite du film de James Cameron, ni plus, ni moins. Pour  le centenaire du Titanic, un  tout nouveau bateau a été construit et doit refaire le même itinéraire et manque de cul, il tombe sur le même iceberg, qui, bien qu’un peu fondu depuis, perce quand même la coque. Bref, vous connaissez la suite…

Lullaby Firefly

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.