Critique de Robo Geisha

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Robo Geisha

De Noboru Iguchi

Avec Asami, Naoto Takenaka, Takumi Saitô, Aya Kiguchi

Japon – 2009 – 1h41

Rating: ★★★★☆

 

Une soirée de divertissement japonais à en paraître cliché, un homme d’un certain âge passe une soirée avec une geisha. C’est un candidat politique. Pensant gagner les élections, il affirme pouvoir faire de la geisha sienne, mais d’un pelotage forcé aux mamelles, l’amante semble être dans un état second. Et, de son corps coupé en deux laissant voir des rouages mécaniques, deux tengus, divinités mineurs de la mythologie japonaise, démons annonciateurs de malheur, apparaissent. Un véritable commando de tueuses…

Ce film s’inscrit dans le genre Sushi Typhoon : un film d’exploitation de série b japonaise, sous couvert de farce baroque porté sur le sexe et le gore, se référe par intermittence au stylisme classieux du cinéma japonais. On y ajoute des délires visuels clippesques à la Mtv, des faux arrêts sur images à la manière des jeux vidéo. Ce genre s’est retrouvé officialisé en 2010, avec une labellisation du nom par la création d’une compagnie d’industrie du cinéma, le film est de 2009. Tout se joue au énième degré et c’est mal joué et artisanal. Pour le film en question, nous sommes à la limite de l’anticipation, une société technologique spécialisée dans l’armement en greffe sur le corps, enrôle deux sœurs, l’une geisha cherchant la notoriété, l’autre maïko, c’est-à-dire apprenti geisha. Un trip d’armée de femmes sexy en petite tenue d’écolière, patraque et foutraque dans l’idée, artisanal dans la réalisation, sympa dans la réception du film.

En effet, l’héroïne, la plus jeune des deux sœurs, permet une identification, à force d’être dans l’ombre de sa grande sœur, on veut être aussi dans la lumière, si ce n’est par l’expression de la violence. Au départ maladroite dans la vie quotidienne, elle devient forte et combattante en colère, à donner l’impression qu’elle a trouvé un sens à sa vie : servir le thé d’une main, trancher la jugulaire de l’autre. Par conséquent on peut suggérer de sa nouvelle condition humanoïde, un rite de passage de l’enfance à l’âge adulte, entrecoupé de lutte fratricide à sketchs. C’est du Grindhouse upgradé, par l’application des combats d’arts martiaux tel que l’on pourrait les réaliser avec sa bande de potes, tout en insufflant un discours féministe.

Ce genre, issu du cinéma de Takeshi Kitano, Shinya Tsukamoto et Takashi Miike, peut créer, si ce n’est pas déjà le cas, un grand engouement en Occident.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…