Critique de Hugo Cabret

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Rating: 4.2/5 (5 votes cast)

Hugo

de Martin Scorsese

avec Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Asa Butterfield, Chloé Moretz

USA – 2011 – 2h08

Rating: ★★☆☆☆

Hugo Cabret, ou le film dont je n’attendais rien et qui m’a déçu quand même…

Pourtant, j’aime Scorsese, et à l’annonce du projet, j’étais vraiment curieux de voir ce qu’il pourrait donner sur un film familial, parce que putain ouais, le mec qui a fait Les Affranchis qui fait un film familial, ça doit être quelque chose ! Oui, c’est quelque chose, quelque chose d’aussi mou qu’une bite à la vue d’un politicien de notre président (au cas où ma critique est lue dans 20 ans, c’est Nicolas Sarkozy)

Alors oui, le gros problème du film, c’est ça, pendant la première moitié du moins, ça se rattrape un tout petit peu par la suite, mais ça reste un film de papi quoi.

Pourtant,  la séquence précédant  est vraiment bien et propose un film d’aventure atypique et picaresque filmé avec dynamisme, le passage du réalisateur à la 3D nous ouvrant un monde nouveau dans la profondeur.

C’est fou d’ailleurs comme une première scène puissante peut porter tout un film ! En sortant de la salle, j’étais celui parmi mes potes qui avait le plus aimé le début, disant que c’est mou mais bien, qu’il y a une vraie atmosphère, qu’il se passe pas grand chose mais que ça fonctionne. Bah putain, j’étais loin de me douter qu’après avoir dit pendant même la séance « je savais que Scorsese ne me décevrait pas », qu’il le ferait quand même après avoir laissé son film mûrir en moi.

C’est simple, narrativement, il n’ y a absolument rien qui ressemble à un film de 2011. On dirait un truc qui singe la période à laquelle ça fait hommage sans proposer de vision forte de la part d’un auteur.

Je vois totalement ce qui a pu séduire Scorsese dans la deuxième partie, le fait de parler de cinéma, de ses origines, d’en jouer, de manière frontale. Même dans la première partie je peux comprendre que foutre un gosse seul dans une gare confronté au monde des adultes cons peut avoir son attrait, mais il ne réussit pleinement aucune des deux parties.

C’est jamais vraiment mauvais, les acteurs sont plutôt bons mais dans le surjeu constant, surtout Sacha Baron Cohen qui autrement m’est très sympathique, y a toujours plein de petites idées bien vues qui font sourire, des rapports entre les personnages parfois touchants, mais ça n’adhère pas. Une des raisons est, je pense, en plus du fait que comme je l’ai dit, narrativement, ça n’apporte rien, qu’entre chaque mot prononcé par les persos, t’attends 3000 heures.

« Bonjour »

« Bonjour »

« Je m’appelle Hugo »

(Et la, mamie dit à papi « Comment il s’appelle ? » « Hugo » « Ah, c’est bien le cinématographe »)

Je ne parle pas beaucoup de la seconde partie vu que moi même je ne savais pas en allant le voir que ça allait parler de Méliès. Ca m’a agréablement surpris, même si la surprise  est vite passée parce que même si ça propose un rythme plus soutenu et des images sur grand écran de ces films mythiques, comme Voyage dans la Lune etc., ça reste le truc le moins subtil, le plus descriptif et le moins cinématographique possible. Des émotions surnagent, et encore une fois, les images sont belles et la 3D plutôt bien utilisée, mais ça reste du roman filmé quoi, ça n’a pas grand chose de la puissance brute,, cinégénique, passionnée qu’ont beaucoup d’autres films du réalisateur.

Ceci étant dit, j’aimerais bien lire ceux qui ont aimé, j’aimerais savoir ce qui fait que ce film apporte quelque chose de nouveau au paysage cinématographique.

Merci d’avance,

Cordialement,

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.