Critique de Soudain, le 22 mai

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 0.0/5 (0 votes cast)

.

22 mei

De Koen Mortier

Avec Sam Louwyck, Jan Hammenecker et Wim Willaert

Belgique – 2010 – 1h28

Rating: ★★★☆☆

Soudain le 22 décembre, je réalise non seulement qu’il ne reste plus que 367 jours avant la fin du monde mais surtout que je n’ai toujours pas rendu ma critique de Soudain, le 22 mai. D’autant plus fâcheux que le film est déjà sorti depuis quinze jours et qu’il n’est diffusé que dans une salle parisienne. Bref, critiquer en retard un film que pas grand monde a vu, c’est super con. Autant profiter de mon dernier papier de l’année pour parler d’autres choses, comme par exemple les films de 2011 dont on n’a pas parlé du tout sur Celluloidz.

Comme L.A. Zombie de Bruce La Bruce par exemple, film d’horreur porno gay débarrassé de ses scènes hard. Comme Another Earth ou Carré blanc, films de science-fiction lorgnant sur le film d’auteur. Au rayon des actes manqués, il y avait également quelques films d’horreur made in France, sûrement très bien, dont on n’a pu trouver le temps (ou la motivation) d’aller voir comme Derrière les murs, Les Nuits rouges du bourreau de jade, Territoires

Mais dans les films absents, il y a pire. C’est ceux qu’on a vus mais dont on n’a pas fait la critique («ooooh!»), preuve irréfutable de flemmardise aigüe. Le cas le plus célèbre de Celluloïdz est The Social Network, arrivé deuxième de notre top 2010, mais dont vous pourrez toujours courir pour lire la critique de Skreemer. Pour 2011, on pourrait citer Road to nowhere de Monte Hellman, Transformers 3 de Michael Bay, Case départ avec Fabrice Eboué et Thomas N’Gijol (ben quoi, c’est une histoire de voyage dans le temps après tout)… Quelques DTV aussi dont on aurait bien dû s’abstenir de regarder comme The Traveler, summum de connerie horrifique où Val Kilmer fait peine à voir, ou encore Hybrid, le film de bagnole extraterrestre d’Eric Valette.

Et Soudain, le 22 mai dans tout ça ? Parce qu’après tout, si vous êtes tombés sur cette page, c’est que le nouveau film du réalisateur d’Ex Drummer vous intéresse un minimum. Ben, de mémoire, cette histoire d’au-delà et d’univers parallèles est très ennuyeuse pendant 75 minutes (et 75 minutes, c’est très long quand c’est chiant), la faute à trop vouloir régurgiter des influences auteurisantes mal digérées de Jean-Luc Godard, Michelangelo Antonioni et Gus Van Sant. Ça patine, ça rame, ça gonfle vite. Dans ce cas, pourquoi 3 étoiles ? Eh bien, c’est juste que Soudain, le 22 mai possède les 10 dernières minutes les plus belles et les plus puissantes de l’année, 10 minutes miraculeuses où tout décolle pour atteindre des cîmes inespérées. Bref, c’est un film qui récompense les spectateurs qui ne se sont pas barrés avant la fin. Et finir en apothéose un film moyen, c’est toujours mieux que démarrer en fanfare un film qui s’avèrera complètement nul. Sur cette réflexion hautement philosophique, passez de bonnes fêtes de fin d’années.

 

The Vug

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».