Critique de The Ward

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John Carpenter’s The Ward

De John Carpenter

Avec Amber Heard, Mamie Gummer et Danielle Panabaker

Etats-Unis – 2010 – 1h28

Rating: ★★☆☆☆

Après une décennie de silence cinématographique qui a suivi le très discuté Ghosts of Mars, John Carpenter revient enfin au cinéma, non sans avoir vu éclore quelques pâles remakes de ses classiques (Assaut, Halloween, Fog, The Thing), preuve certaine de l’immense influence qu’il exerce encore sur le cinéma fantastique actuel. Sorti depuis bientôt un an au Royaume-Uni, The Ward pointe enfin le bout de son nez dans nos contrées par le biais du PIFFF en attendant sa sortie prochaine en DTV (à l’instar d’autres Masters of Horror vénérés dans ses colonnes comme George A. Romero et Joe Dante, mais bon, depuis le temps, vous commencez à connaître la musique).

Sur le papier, The Ward avait de quoi nous faire trépigner d’impatience puisque Big John a jeté son dévolu sur Amber Heard pour célébrer son come back. Donc, quand l’un des papes de l’Horreur s’associe avec la meilleure actrice en activité du cinéma de genre, on est légitimement en droit d’espérer un résultat qui va dépasser nos rêves les plus fous. On avait bien eu vent des critiques mitigées qui accompagnaient le film depuis des mois, attendant de se forger sa propre opinion le moment venu. Eh bien, le moment est venu et la douche est plutôt tiède.

Qu’on se mette d’accord : The Ward n’est pas un mauvais film mais juste un film moyen qui est loin de contenter les dix longues années d’attente des fans du réalisateur de Prince des ténèbres et de L’Antre de la folie. La faute à qui, à quoi ? Certainement pas à Amber Heard, actrice magnifique aussi douée que maudite qui, depuis la révélation d’All the Boys Love Mandy Lane, tient soit des grands rôles dans des films mauvais (Hell Driver, And Soon The Darkness), soit des rôles minimes dans des films très bons (Bienvenue à Zombieland). Elle interprète ici Kristen, jeune fille enfermée dans un asile psychiatrique hanté par le spectre meurtrier d’une ancienne internée.

L’Epouvante n’est peut être pas le registre idéal pour le grand retour de John Carpenter, ce dernier ayant toujours été bien plus virtuose pour transformer un film fantastique en film d’action. De plus, le film manque cruellement d’humour, ce qui était l’autre marque de fabrique du réalisateur. Pour être franc, on ne retrouve la patte du maître nulle part dans The Ward si ce n’est dans la précision de la mise en scène, seule tâche à laquelle semble se tenir Carpenter qui ne signe ni le scénario ni la musique.

Bien que terminé avant Sucker Punch, The Ward donne l’impression d’arriver après la bataille dans le registre des jolies filles internées en HP. Ajoutez à cela un final qui pompe allègrement celui d’Identity et vous obtenez le film le plus impersonnel de John Carpenter. Il ne nous reste plus qu’à espérer que The Ward ne soit qu’un échauffement timide pour son futur projet de western gothique.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».