Critique de The Lost Bladesman

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The Lost Bladesman

D’Alan  Mak et Felix Chong

Avec Donnie Yen, Jiang Wen, Betty Sun

Chine – 2011- 1h45

Rating: ★★★☆☆

Général chinois, de la fin de la dynastie Han, Guan Yu est un captif du royaume dominant pendant la grande guerre des Trois Royaumes, donnant lieu est à un roman chinois connu mondialement. Il enrôlé par son ennemi le général Cao Cao pour essayer d’installer une possible paix.

Personnalité historique et encore vénéré aujourd’hui, il a été divinisé comme « Saint empereur Guan », nous le voyons au début de sa renommée. Dans une mise en scène épique de wu xia pian, film de chevalerie et de sabre chinois, le maniement du sabre et du kung-fu résonnent tel une manière de vivre mais toujours avec un souci de respect de son adversaire. Que ce soient ces grands plans d’ensemble (référence Tsui Hark) rappelant les écoles de kung-fu en Chine (ou les écoles d’Opéra), où l’on remarque ces centaines de corps s’entraînant d’un même mouvement, ou les différentes situations de combat (à cheval, dans les petits espaces et même caché), les deux réalisateurs montrent un souci du corps et de la chorégraphie ballet avec la dureté de la réalité, tous les personnages face à Guan Yu meurent si il lève son arme. De plus un souci de la nature se dégage, du travail de la matière comme le sable, la poussière, les champs de blé ou les arbres.

Et si vous ne le savez pas, tout wu xia pian se dote d’une histoire d’amour quasi-impossible(faudrait ne pas avoir vu Tigre et Dragon). Guan Yu est amoureux de la fiancée de son comparse Liu Beï, qu’il protège à distance puis de façon plus rapproché lors de sa fuite de survie pour retrouver son frère de sang. Certes la séquence de rêve drogué pour les faire coucher ensemble, plan fomenté par Cao Cao, est très belle mais bancale, leur relation sentimentale est unéternel jeu de regards (en même temps l’actrice Betty Sun est très belle) parsemé de flashback. Ce n’est pasde la pudeur cinématographique mais plutôt une volonté de bien signifier que Guan Yu n’assumeson statut de héros. Son activité qui le fait vivre est paysanne, il est fermier, plus précisément charretier, il n’accepte tous les éloges fait à son encontre (relève les gens qui s’agenouillent devant lui) et espère toujours discuter avant de prendre les armes. C’est un martyr alors ? Le temps d’une scène oui, une lent panoramique circulaire où il se fait lapider par des gens qui se méprennent sur la mort du maire de leur ville.

Mais à abuser des courbettes, les personnages se renvoient la balle constamment tout le long du film, à abuser du statut de martyr (en plus Donnie Yen se foule moyen), et du côté répétitif de l’enchaînement des séquences de combat, le film n’est malheureusement pas à la hauteur de la personne, bien que les moyens techniques et de production y soient.

 

Hamburger Pimp

 

 

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…