Critique de The Dead

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The Dead

 

D’Howard et Jon Ford

Avec Rob Freeman, Prince David Oseia, David Dontoh

Royaume-Uni – 2011 – 1h45

Rating: ★★★★☆

 

 

 

Le Lieutenant Brian Murphy, ingénieur militaire, est à bord d’un avion fragile qui est parti d’Afrique de l’Ouest, précisément la Sierra Leone. Lui est les autres passagers sont partis en toute vitesse, en fuite, suite à la pandémie de zombies sur le continent africain, d’ailleurs un des passagers a été mordu et agonise. L’avion ne fait pas long feu, il s’écrase sur la côte et voici Murphy, échoué sur la plage, toujours en Afrique, tentant de fuir les zombies qui le traquent et essayant à tout prix de rejoindre sa famille aux Etats-Unis par avion…

 

Film de zombies en Afrique, dans le film se serait la Sierra Leone (connu pour son trafic des « diamants de sang ») mais il a été tourné en fait au Burkina Faso, pays francophone, nous sommes dans une métaphore des guerres civiles et autres coups d’Etat rongeant le continent noir. Dans un décor de désert aride, de savane jaunâtre et non-accueillante et de champs de blé ou da chanvres, le protagoniste est héros d’un film de survie, plus tard accompagné par un soldat déserteur cherchant son fils. Dans des lieux naturels où jonchent, rampent, titubent tel des somnolents les zombies (la Griffe du Diable, paysage unique et brut), les deux comparses font aussi preuve d’un road movie, à bord d’un 4X4 où ils échangent sur leur vie et leur but commun. Face à eux, un suspense haletant tout au long du film, provoqué par les zombies, avec leur manière particulière d’apparaître, à leur vitesse de déplacement et même à leur jeu d’attente comme des chats au plus près de leur proie, bref des corps noirs aux yeux grands ouverts vers le vide. Il y a toujours la signification de la misère qui meurtrie ce continent.

 

Car le personnage principal est un blanc venu faire de l’humanitaire, il est ingénieur, et tous les seconds rôles sont des noirs, des militaires ou des gens fuyant les zombies. On peut comprendre l’attitude des blancs occidentaux qui fuient un pays africain lorsque celui-ci est au bord de la rupture, c’est logique et humain, l’instinct de survie. Certes le soldat déserteur Daniel le reproche à Murphy, car ce sont les situations où l’on a le plus besoin d’eux. Mais cela correspond à cette croyance facile qu’ont les africains, qui consiste à considérer le blanc occidental comme seul capable de les aider, plutôt qu’eux-mêmes. D’autant plus que les zombies font résonner la nature hostile de l’Afrique, qui n’a jamais été apprivoisé, l’eau reste une denrée rare et l’arme reste encore un moyen de communication efficace malheureusement.

 

Pour finir, on peut affirmer que Murphy l’homme blanc sait maintenant ce qu’est l’Afrique et l’a compris. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…