Critique de Retreat

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Retreat

 

De Carl Tibbetts

Avec Cilian Murphy, Thandie Newton, Jamie Bell

Grande-Bretagne – 2011 – 1h30

Rating: ★★★★☆

 

 

Un couple, Martin et Kate, décide de faire une retraite dans un cottage, sur une île reculée, ils ont des problèmes à régler. Apparemment ce serait un enfant disparu, cela touche donc plus l’épouse que le mari. Mais des problèmes de confort (électricité, manque de viande et de poisson), vient un incident plus qu’étonnant : Kate aperçoit un homme s’écroulant dans la plaine.

Après Contagion de Steven Soderbergh, le réalisateur Carl Tibbetts s’essaie aussi à la retranscription de la panique mondiale des grippes mortelles de l’époque, grippe aviaire et grippe porcine. À la différence qu’il n’y a trois personnages seulement, mais trois acteurs britanniques de renom : Cilian Murphy, Thandie Newton et Jamie « Tintin » Bell. Le troisième acteur joue un personnage ambivalent et mystérieux qui va faire éclater au grand jour les problèmes du couple, entre Martin qui s’essaie à nouveau de vivre, alors que Kate se montre silencieuse et renfermée. On remarque surtout une concurrence de mâles, l’architecte Martin face au soldat Jack, l’un ayant une arme et savant se battre, l’autre incapable à remettre en fonctionnement un générateur. « Je suis ton homme » dit Jack à Kate, consciente qu’elle doit jouer le jeu du désir, avant de savoir ce qui passe vraiment à l’extérieur.

 


 

Car le réalisateur fait un film artisanal et créé par conséquent une tension sans rien montrer, quasiment paranoïaque, en spirale. En effet des plans du début du film montrant les grands espaces naturels, verdure et rochers, puis ce ne sont que des plans serrés, rapprochés des personnages, on n’est même dans un dispositif de film de séquestration et de torture, mais tout est surtout psychologique, dans la confiance entre chacun des personnages et il n’y a plus de confiance. Malheureusement la narration et le récit patinent pour ce thriller nerveux (par trois ou quatre fois le couple tente de récupérer l’arme à Jack sans y arriver, ça peut faire lourd).

Au bout du compte, Retreat est un beau film artisanal, fauché et poétique qui à la différence de la finalité de Contagion, où la mondialisation est le coupable des maladies endémiques et pandémiques, Carl Tibbetts désigne l’armée qui est l’appareil d’Etat. Je regrette désormais les quatre étoiles données au film de Steven Soderbergh.

 

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…