Critique de Masks

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Rating: 3.3/5 (3 votes cast)

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Masks

D’Andreas Marschall

Avec Susen Ermich, Magdalena Ritter et Julita Witt

Allemagne – 2011 – 1h50

Rating: ★★★☆☆

Refusée de casting en casting, Stella, une apprentie comédienne ambitieuse, intègre l’école prive fondée par Matteusz Gdula, un professeur de théâtre, disparu depuis, et dont les méthodes très spéciales furent critiquées dans les années 70. Mais un mystérieux meurtrier sévit dans l’établissement. Voyant sa vie menacée, Stella va donc devoir percer les mystères qui se cachent derrière certaines portes de l’école.

Venu présenter son film au PIFFF, le sympathique réalisateur allemand Andreas Marschall a clairement annoncé son intention d’avoir voulu faire un giallo dans les règles de l’art. Après la vision de Masks, on serait plutôt tenté de voir le film comme un hommage vibrant à Dario Argento et à Suspiria en particulier, soit paradoxalement le film le moins giallesque (avec Inferno) de l’œuvre de l’ancien génie transalpin.

Les analogies entre les deux films sautent immédiatement aux yeux : l’école de théâtre remplace l’académie de danse, l’héroïne croise la prochaine victime paniquée dès son arrivée, les pièces sont rouges ou bleues, les couloirs résonnent de soupirs, l’espace est souvent délimitée par des toiles et des rideaux… Même la musique ressemble à Goblin ! On ne voit pas comment Andreas Marschall aurait pu être plus clair sur son objectif, c’est-à-dire retrouver le parfum de l’un des plus beaux films d’horreur de tous les temps.

Le bougre y arrive ! Certainement pas au même niveau du maestro en son temps. Toutefois, Masks surpasse en qualité les œuvres récentes de Dario Argento (vous en reprendrez encore de son Giallo ? Et son Dracula 3D qui pourra se transformer en araignée et en mouche, ça vous fait déjà flipper ?). On pourra donc reprocher à Andreas Marschall de perdre en personnalité ce qu’il cherche à prendre à son modèle mais on ne pourra pas rester insensible à sa démarche de vouloir perpétuer un flambeau que l’on croyait définitivement éteint. Ajoutons à cela le rayonnement charmeur de son actrice principale Susen Ermich (avec Amber Heard et Melissa George, le PIFFF 2011 était donc également dédié aux blondes les plus sexys du cinéma de genre) pour faire de Masks un exercice de style un brin rétro mais rudement plaisant à regarder.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».