Critique de Bangkok Revenge

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Elephant White

De Prachya Pinkaew

Avec Djimon Hounsou, Kevin Bacon

Etats-Unis, Thaïlande – 2011 – 1h30

Rating: ★☆☆☆☆

Dans les rues de Bangkok, un homme, sûrement expatrié vu qu’il est noir et qu’on est en Asie, épie des proxénètes. Puis, armé d’une bombe artisanal, il les tue en faisant croire que l’auteur est un membre du gang opposé… C’est un contrat qu’il honore avec un homme dont la fille a été enlevée par des maquereaux…

Après Very Bad Trip 2, « ce que prend Bangkok, elle ne le redonne pas », voici une coproduction américano-thaïlandaise, un thriller, caméra à l’épaule sur l’enfer de la prostitution en Thaïlande, véritable business et stimulation du tourisme. Exotisme, rites et manières de vie différentes (l’omniprésence des moines et un don d’éléphant en guise de trêve de gangs), l’apatride, sans jeu de mots qui suit, est un  noir qui se fond dans la nuit. En effet, la nuit est d’une importance colossale, à la fois refuge, violence, plaisir et oppression, voire même fantastique, puisque le héros fera la connaissance de Mae. C’est une jeune fille prostituée, habillée d’une robe bleu nuit à l’allure bizarre, on rend les filles narco-dépendantes à l’héroïne pour les contrôler, le personnage en est tout marqué des bras. Elle exprime à la fois la grâce et la lucidité, tentant de raisonner le protagoniste par sa bienveillance.

Mais il n’en faut pas oublier Kevin Bacon, jouant un anglais tenant un bordel, et vendeur d’armes par la même occasion, ce qui vaut les seuls moments drôles du film (Kevin avec ses costumes, ses armes, ses filles…). Car le réalisateur s’essaie à l’action pure, l’acte de violence est acte de mort, mais un acte de vie et de réflexion du personnage principal. Dans ce sens, si le metteur en scène tourne une course-poursuite à pied mignonette, Djimon poursuivant Kevin, les autres séquences d’action se distinguent chacune des autres : que ce soit celle du sniper invisible rappelant vaguement La Cible de Peter Bogdanovitch ou celle de la forêt, où Hounsou paraît toujours invisible tantôt avec une arme à feu puis avec une arme blanche (un peu lourd les ralentis).

Néanmoins, la narration et le récit filmique sont brouillons, on a l’impression de tomber dans un film de vengeance mais on n’en est pas sûr. De plus, c’est un mauvais trip asiatique, malgré les nombreux essais d’effets visuels, et surtout ce n’est pas une très bonne réflexion sur la prostitution en Thaïlande.

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…