Critique: The Thing (2011)

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Rating: 3.4/5 (5 votes cast)

The Thing

de Matthijs van Heijningen Jr.
Avec Mary Elizabeth Winstead, Joel Edgerton et Adewale Akinnuoye-Agbaje

Etats-Unis/Canada – 1h43 – 2011

Rating: ★☆☆☆☆

Y a des norvégiens qui racontent des blagues dans un camion dans la neige, et d’un coup, ils entendent un signal bizarre. Ils sont drôles ces norvégiens!

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, John Carpenter a prouvé qu’il sait, en partant de rien, ou disons de pas grand chose, offrir un univers et transcender le manque de moyens ou un scénario approximatif par une réalisation, un montage, une musique pour nous offrir quelque chose qui dépasse l’écran et vient toucher nos sens et notre esprit, il joue, suggère, il est subtil tout en étant super bourrin et va droit au but. The Thing est la quintessence même de ce phénomène. En effet, partant  d’un concept très intéressant mais guère original, en ayant un minimum de moyens et avec un scénario ne s’attardant pas sur les détails et enchaînant incohérences sur incohérences, il réussit à nous plonger dans un univers de froid et de solitude, nous montrant des personnages en isolement aux prises avec un monstre et surtout avec eux même.

Je pourrais en dire tellement plus sur ce film, c’est un de mes préférés du monde, mais c’est sa préquelle qu’on va critiquer aujourd’hui, et je peux vous dire que c’est pas bon, pas bon du tout.

Alors même que je suis parmi les rares à ne pas conspuer d’office les reboots, remakes et séquelles, je dois avouer que pour celui ci, je me suis demandé l’intérêt d’en faire un, parce qu’il faut apporter une vraie nouveauté afin de ne pas tomber dans la platitude. Que ce soit une énergie ou quelque chose qui n’a pas été dit dans l’original, absolument rien ne vient justifier cette prequelle racontant l’histoire des norvégiens qu’il y a eu avant la fameuse équipe du film original. Et c’est, je pense, normal, Carpenter avec son sens du non-dit avait déjà dit en quelques images ce qu’on a à savoir d’eux.

Ici, en plus d’une absence totale d’originalité, le film est exactement le même que le premier, mais en plus moche, en plus mou, en plus mal réalisé et sans aucun personnage iconique comme Kurt Russell ou Keith David ont pu l’être. En échange, on a une conne qui se prend pour Ripley et qui le fait mal. Aucun punch dans les dialogues, ça se perd en explications foireuses, aucun attachement aux persos. La bête est pas mal faite, les mecs qui ont bossé dessus ont fait du joli travail, mais putain, je trouve ça super lisse, c’est bizarre. Un seul moment surnage lorsque la bestiole se transforme en méga CHOSE et essaie de fusionner avec un type.

 Une seule idée originale dans tout le film.

Ah non, y en a une autre aussi, mais elle est pourrie, le mec décide de faire toute une scène dans le vaisseau de la chose, c’est moche, c’est con, c’est nul.

Comme le film en fait finalement.

J’avouerai cependant que le générique de fin est assez sympa. Bon, 1/5 pour le générique de fin et la minute où le monstre est cool.

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.