Critique d’Eyeborgs

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Eyeborgs

De Richard Clabaugh

Avec Adrian Paul, Megan Blake, Luke Eberl et Danny Trejo

Etats-Unis – 2009 – 1h39

Rating: ★★☆☆☆

Les Etats-Unis sont quadrillés par les caméras de surveillance ainsi que les Eyeborgs, des caméras sur pattes qui se faufilent partout pour filmer les faits et gestes de la population. Toutes les informations enregistrées sont ensuite traitées par le superordinateur ODIN. C’est dans cette société à la Big Brother qu’un flic, aidé d’une journaliste et du neveu du président des Etats-Unis, va découvrir l’effroyable vérité que se cache derrière ce dispositif de sécurité implacable.

De l’aveu des scénaristes, Eyeborgs a été écrit pour Adrian Paul. Que d’honneur pour le héros de Highlander (la série, pas le film) bien que l’on ne sera pas laissé pour dupe sur la dimension cheap de l’entreprise. Surfant sur l’engouement des théories du complot qui fleurissent sur le Net depuis près d’une décennie, ce film de SF au budget plus que serré présente un Nouvel Ordre Mondial dystopique qui découlerait de la politique de l’administration Bush.

Eyeborgs soulève donc des questionnements sur les guerres au Moyen-Orient ainsi que sur les restrictions des libertés individuelles découlant de l’adoption de la loi anti-terroriste Patriot Act après le 11 septembre 2001. On retrouve d’ailleurs des allusions directes aux attentats, du terroriste qui tombe à l’intérieur d’une tour au false flag montrant le Président périr lors de l’explosion d’un bâtiment. Pourtant, s’il invite à douter des images que les écrans vidéo retransmettent du monde, le film opte pour une résolution finale plus consensuelle qui n’est somme toute la même que celle des Robots d’Isaac Asimov mais en plus cauchemardesque.

Bien que son histoire presque dickienne se suit sans déplaisir, Eyeborgs pâtit de son budget minuscule et de sa fabrication bâclée. Les effets numériques sont loin d’être optimaux, les acteurs sont en roue libre (y compris Danny Trejo qui campe un fabricant de guitares électriques piégées) et la mise en scène est inexistante. Reste l’enthousiasme d’une équipe qui, dans le making of présent dans les bonus du DVD, donne l’impression d’avoir réalisé Minority Report. Et si la bonne volonté ne permet pas de toujours de livrer de bons films, elle amène parfois de sympathiques nanars comme ce Eyeborgs aussi ambitieux que maladroit.

 

The Vug   

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».