Critique de Vampire, vous avez dit vampire?

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Rating: 4.7/5 (3 votes cast)

Fright Night

de Tom Holland

avec William Ragsdale, Chris Sarandon et Roddy McDonald

Etats-Unis – 1985 – 1h40

Rating: ★★★☆☆

 

Les années 80 sont définitivement à la mode, le revival touchant même l’industrie hollywoodienne qui se sent obligée de régulièrement nous inonder de versions modernisées de films plus ou moins culte. C’est ainsi que l’on va pouvoir retrouver cette semaine Fright Night  sur la devanture des cinémas, avec Colin Farrel en guest pour attirer le chaland. Retour sur l’original en attendant le remake.

Le pitch tout d’abord: Charles Brewster est un ado sans histoire, attendant  patiemment de franchir le cap avec sa petite copine Amy (Amanda Bearse, la voisine relou d’Al Bundy dans Marié, deux enfants). Un soir, il s’aperçoit qu’un nouveau voisin emménage en face de chez lui, en pleine nuit.  Intrigué, il commence à espionner ce dernier et découvre qu’il s’agit d’un vampire. Dès lors, envers et contre tous, Charles va tenter d’arrêter son voisin sanguinaire.

Le plus étonnant avec Vampire, vous avez dit vampire?, c’est qu’il se trouve à la croisée de divers style de films, entre l’hommage et l’air de son temps, qui n’ont pas grand rapport en soit et qui peuvent paraître inconciliables. Ainsi, le film tourne autour de personnages tous représentatifs d’une influence, d’un genre cinématographique.  L’âge du héros, ses préoccupations quotidiennes, sa copine sexy, son pote débile, tout chez Charles relève du teen movie. A côté de cela, il affronte le vampire Jerry Dandridge, personnage Hollywood Nights, aux caractéristiques proches de celles des thrillers à la Body Double, avec toujours une scène sexy, le vampire restant un mec plutôt envoutant et libidineux. Enfin, et c’est probablement un des meilleurs persos du film, Peter Vincent (pour Peter Cushing et Vincent Price), l’animateur de télé – chasseur de vampires n’est pas sans rappeler l’Âge d’or de la Hammer, en jouant ce Van Helsing de fortune en costume old school et forçant le trait, comme les deux acteurs emblématique du studio. Le vieux mentor pathétique, à l’image du Doc de Retour vers le Futur, s’avère être ici le seul perso touchant et original du film.

Mais on est bien devant une bande 80’S, entre sexe et maquillages gore spectaculaire. Il n’était guère utile d’en faire autant, mais à l’époque, c’était de mise de créer des visuels horrifiques forts. Les vampires s’y trouvent donc affublés de crocs qui auraient justifié n’importe quel travaux d’orthodontie, mais aui n’expliquent guère comment ils parviennent à ne laisser que deux trous de morsure alors que leurs machoires tiennent plus de celle du megalodon.
Les scènes de flippe souffrent de ce surplus de latex, reposant bien souvent sur les effets spéciaux, sur lesquels le temps a fait son effet. Le genre de films qui nous terrorisent si on les voit gamin mais qui perdent de leur charme dès lors que l’on a passé l’âge d’être effrayé par les boogeymans.

Au final, alors qu’il a terrifié la plupart des mômes des 80’s, Vampire, vous avez dit vampire?  apparaît plus comme une bande horrifique de son époque, qui, certes, a eu sa gloire passée en étant star des vidéo clubs, mais sans avoir pu atteindre le statut de culte qui justifierait un remake, l’Histoire et les geeks lui ayant préféré The Lost Boys/ Génération Perdue.

 Lullaby Firefly

 

 

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.