Critique de Shark 3D

VN:F [1.9.22_1171]
Notez ce film
Rating: 4.0/5 (1 vote cast)

Shark Night 3D

de David R. Ellis

avec  Sara Paxton, Alyssa Diaz, Dustin Milligan, Katharine McPhee et Joel David Moore.

Etats-Unis – 2011 – 1H31

Rating: ★★☆☆☆

 

Shark 3D ou comment être déçu par un film dont on ne connaissait pas l’existence avant la veille ou presque et qui à son titre et le type derrière la caméra pouvait laisser entrevoir au moins un truc fun.

En effet, le responsable, David R. Ellis, à défaut d’être un artiste visionnaire, avait quand même réussi jusque là à obtenir la sympathie d’un assez large public féru de séries B à travers des films à concept tels que Destination Finale 2 (le meilleur pour moi) et Snakes on a Plane, qui malgré son absence de vision nous donne au moins ce qu’on voulait voir « Motherfucking snakes on a motherfucking plane ».

Ici, point de cela, dès le début, on s’attarde un peu trop sur la vie de ces jeunes au point que leur histoire devient plus importante que leurs morts. MAIS BORDEL je ne veux pas ça moi, je m’en branle de son scénario bidon vu et revu dans absolument TOUS les teenage movies, je veux les voir crever ces enculés, sans aucune pitié, se faire bouffer par des putains de requins sans même avoir le temps de les pleurer.

Ah, je pense avoir un début de réponse au pourquoi du comment de cette pudeur et morale filmée, tout simplement parce que le film est sensé être tout public ! Je comprends mieux maintenant, c’est vrai qu’il y a un intérêt certain à vendre un film sur le meurtre et le sang et n’en montrer quasi rien ! (Oui, c’est de l’ironie, un truc d’ailleurs que les gens derrière ce film ne connaissent peut être pas. Je dis « peut être » parce que les seuls moments du film qui peuvent justement être interprétés comme de l’absurde voulu ne sont pas assez appuyés et tout en ayant le mérite de nous décrocher un sourire dans cette platitude nous font nous demander ensuite « mais ils étaient sérieux ou pas ? ») (Oui, je mets des morceaux de ma critique entre parenthèses, deal with it !).

Enfin bref, je ne sais pas trop quoi dire, je suis partagé entre faire une critique courte pour vous empêcher d’aller voir ce film, un truc basique genre « C’est une merde », ou continuer à le descendre et prendre le risque que vous vouliez aller estimer les dégâts par vous même.

Je vais prendre la seconde solution, tout simplement parce que malgré tout, j’aimerais parler de quelques trucs qui surnagent dans le film (Non, je ne parlais pas de requins, je vous vois venir vous autres bouffeurs de clowns !). En effet, de nos jours où tous les films sont en 3D convertie, notre film lui (Oui, c’est le notre maintenant) est tourné avec un vrai procédé 3D et des caméras faites pour. Mais encore une fois, les effets de la 3D, aussi jolies soient-ils, n’apparaissent que sur des scènes bidons (mais jolies comme un poney) de conduite sur l’autoroute et non pendant que les gens se font bouffer.

Parlons-en des gens qui se font bouffer d’ailleurs, vous devez être curieux, et bien à deux morts près, elles se passent sous l’eau, mais pas sous l’eau genre « eh, on va emmener la caméra sous l’eau et voir les gens se faire damer ! » , non, juste sous l’eau genre « on a du putain de matos, viens, on filme les décors et on monte la musique et l’assistant fera des clapotis sous l’eau comme ça ça fait genre le requin mange les gens ». Les deux morts par requin, c’est des requins qui sautent hors de l’eau et choppe les gens au vol, deux fois.

Bon, sinon, les persos sont caricaturaux au max, les rednecks sont devenus les nouveaux zombies, on les fout partout, ça fera rire les beaufs et ça fera peur aux salopes.

 Ah, et y’ a pas de nibards.

On ne peut s’empêcher de comparer le film à Piranha 3D, film que j’ai beaucoup aimé pour son côté fun complètement assumé, le n’importe quoi ambiant sans oublier que les gens sont là pour voir des gens mourir et des femmes montrer leurs nibards et se gougnouter sous l’eau. Ce dernier n’est même pas tourné en 3D, il a été converti ensuite, mais il est pensé en 3D. Le mot est lâché, « pensé » ! Eh oui, avoir un concept cool n’est pas assez pour plaire, il faut encore assumer ce qu’on vend et aller jusqu’au bout des choses.

Mais pourquoi 2 étoiles me direz vous ?

La première parce que malgré tout ça, ce n’était pas un film désagréable qui m’a donné envie de sortir de la salle, et la deuxième parce que j’ai pris mon pied à écrire cette critique et que j’ai hâte que quelqu’un aille le voir en pensant que ça a quand même l’air pas mal et que je lui dise « Je t’avais prévenu ».

J’ai toujours voulu dire « Je t’avais prévenu ! »

 Skreemer

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.