Joyeux anniversaire Jim Henson, de la part d’un enfant triste

 

“There’s not a word yet, for old friends who’ve just met.

Jim Henson

La tristesse peut être rétroactive.

C’est vrai hein, je suis né en 1983, et quand Jim Henson est mort, en 1990, je ne l’ai pas su. Ce que je savais par contre, c’est que j’avais adoré déjà voir Dark Crystal dans la salle audiovisuelle  de mon école primaire, lieu magique où j’ai découvert tout un tas de films,  et que j’étais un fan inconditionnel des délires des Muppet Babies. C’est fou comme les univers de ces deux films te parlent quand t’es gamin, l’un nous présente une aventure mise en scène avec rien d’autres que des marionnettes, te faisant pourtant flipper, rire, sourire, espérer, et comme l’autre en plus de te faire rire ouvre des portes à ton imagination et à un héritage, celui des Muppets qu’on connaît dès son plus jeune âge plus ou moins consciemment.

Ce n’est que bien plus tard que j’ai su qui était l’homme derrière tout ça, Jim Henson. J’ai vu son nom quand j’ai commencé à mater les Muppets sur Canal vers mes 10 ans, quand vers 16 ans, je me suis acheté un coffret de K7 avec Dark Crystal et Labyrinthe avec David Bowie, mon chanteur préféré du monde, et enfin quand l’édition dvd anniversaire de Dark Crystal est sorti avec une copie de ses carnets de travail.

 

C’est en lisant ce carnet que je me suis attaché au personnage, et c’est en matant les bonus du DVD que j’ai appris qu’il était mort.

Comment est ce que ce mec peut mourir ? Il a tellement donné, son univers, son imagination sauvage, son humour absurde, sa technique géniale, ses personnages, ses concepts immortels, la gentillesse qui se dégage de ses yeux, sa barbe et ses cheveux hirsutes…

MERDE !

 Hier, il aurait eu 75 ans s’il n’avait pas été emporté par une saloperie de pneumonie.

Il a participé, pour moi en tout cas, à rendre le monde meilleur, et aujourd’hui, après avoir regardé de ci de là les hommages, les vidéos de ses oeuvres, les films le montrant au travail, les hommages qui lui ont été rendus, j’ai pas pu m’empêcher de verser une larme. Pas parce que le monde s’est appauvri par son absence, non, c’est impossible ça, il a trop fait, trop influencé, trop donné et s’est assuré de laisser des passionnés continuer son œuvre. Non, j’ai versé ma larme parce que justement il a fait tout ça, et qu’un être humain comme ça était forcément un type cool, c’est impossible qu’il ne l’ait pas été, et quand un type cool crève, c’est triste, même si c’était il y a 21 ans.

La tristesse est rétroactive.

« When I was young, my ambition was to be one of the people who made a difference in this world. My hope is to leave the world a little better for having been there. »

Jim Henson

Merci.

 

Skreemer

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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.