Critique de Space Battleship

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Rating: 3.3/5 (3 votes cast)

 

Space Battleship Yamato

de Takashi Yamazaki

avec Takuya Kimura, Meisa Kuroki, Toshirô Yanagiba

Japon – 2010 – 2h11

Rating: ★★★★★

Le space opera est considéré comme un sous-genre de la science –fiction, caractérisé par des histoires épiques ou dramatiques s’installant dans un contexte géopolitique complexe : un conflit entre planètes. De la conquête de l’ouest nous arriverons à la conquête de l’espace, tel un western galactique. Ce terme inventé en 1941 par l’écrivain Wilson Tucker, verra ses premières lettres de noblesse au cinéma avec 2001, l’odyssée de l’espace de Stanley Kubrick, puis Star Wars. Le sous-genre devient alors genre, et vous savez que pour Celluloïdz, il n’y a pas de genre mineur… Et ce genre a été principalement l’univers du mangaka reconnu Leiji Matsumoto (Albator, Galaxy Express 999, Interstella 5555), dont l’œuvre Yamato le cuirassé de l’espace est adapté ici. Depuis cinq ans, la Terre est en proie à une attaque extraterrestre, les gamiliens, qui ont irradié la surface de la planète. L’unique espoir réside dans un message venu d’une autre galaxie, qui pourrait sauver les hommes, mais pour cela il faut utiliser le désormais unique vaisseau de l’espace humain, le cuirassé Yamato.

Face à un ennemi informe et puissant, le réalisateur met en place une communauté à bord du vaisseau spatial. Kodaï, antihéros (militaire déserteur devenu paria, il apparaît même en costume de panzer cop) se révèle être un ancien héros de guerre où une jeune équipe, la team Kodaï d’ailleurs, semble soutenir le héros entre humour et solidarité combative. Mais le metteur en scène ne s’arrête pas là, Kodaï a des aînés, les pilotes Saïto, Shima et surtout le capitaine su vaisseau Okita, vieux sage aux habits de marin (tout comme Albator). On peut noter aussi la doctoresse de l’équipage, le mécanicien en chef, bref toute cette communauté va se découvrir solidaire mais aussi surtout, elle va faire l’épreuve d’un sens du sacrifice, non dans une tradition japonaise excessive mais d’un point de vue humaniste. Auparavant, de nombreuses séquences d’ambiance d’atmosphère de groupe sont mises en place pour comprendre les choix des personnages: sessions de vannes, l’appel vidéophonique d’une minute à la Terre, une session de consommation de saké…

 

À croire que c’est sur un vaisseau inter-galactique qu’il y a la vie humaine, les seuls plans de la terre montre soit un désert, soit des villes urbaines souterraines et étouffantes tel un jeu de Tetris. Ce vaisseau a nécessité beaucoup de détails, de design (à quoi ressemble un bateau de guerre dans l’espace ?) que ce soit les différentes armes ou parties du vaisseau. À cela s’ajoute des scènes de batailles magnifiquement stylisées aux mouvements de caméra fluide, de l’intérieur d’un avion de chasse à l’extérieur où le combat gronde dans un même plan, dans des teinstes de couleur rouge, orange ou bleu. De plus, le film n’abuse pas de ralentis ou d’effets d’images. Mais le film ne s’arrête pas aux combats spatiaux, on pourra voir des batailles terrestres, semblables à Starship Troopers, déjà que le film peut nous rappeler Star Wars et Star Trek. Et les références abondent dans le film : Alien, Abyss, Batllestar Galactica voire même Transformers !

Space Batlleship peut se voir comme une synthèse space opera et une œuvre majeure post-Star Wars. Ce film peut intéresser autant les fans que les curieux. Tous à bord !

 

 

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…