Critique de One Piece – Strong World

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Rating: 3.5/5 (2 votes cast)

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One Piece – Strong World

De Munehisa Sakai
Avec Mayumi Tanaka, Kazuya Nakai, Yuriko Yamaguchi
Japon – 2009 – 1h53

Rating: ★★★★☆

One Piece, manga créé par Eiichiro Oda en 1997, raconte les aventures de Luffy, un jeune garçon qui voudrait être pirate, le plus grand de tous. Pour cela, il se doit de réunir un équipage : un sabreur, Zoro, un tireur d’élite, Ussop, une navigatrice, Nami, un cuisinier, Sanji, un médecin, Chopper, une archéologue, Nico Robin, un charpentier, Franky et un musicien, Brook. De plus, il existe dans ce monde fantastique, mais aussi empreint au merveilleux, des fruits que l’on surnomme les fruits du démon ou du diable. Ils permettent d’acquérir des particularités physiques. En l’occurrence, Luffy a un corps élastique, Chopper est un renne qui peut parler et prendre sept apparences différentes, Nico Robin peut faire apparaitre des bras, des jambes ou des oreilles et Brook est un mort vivant. Dans le film en question, un ancien membre de l’équipage du roi des pirates, réapparaît 20 ans après sa disparition, emprisonné il s’est coupé les jambes pour s’enfuir, avec la particularité d’avoir mangé le fruit qui lui donne un pouvoir télékinésique. Vivant sur des îles célestes, il veut se venger l’armée navale et du gouvernement mondial. Pour cela il faut une excellente navigatrice, il kidnappe donc Nami en expédiant le reste de l’équipage sur des îles différentes…

Si Dragon Ball se constituait d’abord comme un manga d’aventures puis de combat, One Piece s’efforce de rester un manga d’aventures. Pour ce qui est du manga de combat c’est Naruto. Dans une ambiance comparable à L’Ile du Docteur Moreau, des animaux ont été victimes d’expériences scientifiques, les personnages perdus s’efforcent de se retrouver. En clair l’amitié est le sentiment fort du film, la confiance en autrui. Pourtant, chacun ne peut s’empêcher  de penser à ceux qu’ils ont laissés derrière eux. C’est quelque chose qui peut être en contradiction avec le code des pirates. Et le goût de l’aventure en est le second sentiment, l’équipage tels des explorateurs, ont des émotions changeantes suivant les endroits qu’ils visitent. Les méchants sont quant à eux, tournés souvent en ridicule alors que bien cruels, le running gag du film est que le bras droit du méchant nommé Shiki le lion d’or a les bruits de pas qui sonnent comme des pets. L’humour fulmine dans le film, troisième force et impulsion, ce n’est pas non plus extraordinaire mais cela fonctionne de façon populaire (principalement des contextes de situation comique). Personnellement, le canard volant au nez qui coule capable de créer de l’électricité j’adore.

Pourtant le travail esthétique est correct, quelques scènes d’images de synthèse, alors que c’est le manga le plus lu actuellement au monde, un budget plus important pour le graphisme n’aurait pas été du luxe, car bizarrement les séquences les plus appliquées sont les scènes de combat. Même si on ne sent pas au final les 110 minutes du long-métrage d’animation, cela démarre très lentement, sûrement pour installer une ambiance, qui ne peut être vraiment apprécié seulement par les novices de l’œuvre. Mais à mesure que le plan du méchant est dévoilé, le film prend de plus en plus d’intérêt. Surtout avec la dernière partie, où les références s’enchaînent : western, films de gangsters, film de sabre, voire clin d’œil à King Kong !

Ce film de One Piece vaut au final le coup d’œil, d’autant qu’il est en de rares salles à Paris, satisfaisait les fans de manga et de japanime et aussi les férus d’œuvres d’aventures, alors à l’abordage !

 

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…