Le manga sur grand écran en 10 films

 

 

Le manga ou anime japonais connaît la particularité de l’Original Anime Video. C’est un film durant entre 40 et 120 minutes correspondant à l’univers d’un manga mais dont l’histoire est indépendante du fil rouge original. Il en résulte de la pure contingence, c’est-à-dire une aventure qui aurait pu arriver aux héros dans le fil narratif du manga. Nous allons éclaircir tout cela avec 10 exemples probants.

 
 

Dragon Ball Z, le cas le plus connu : Fusion et L’attaque du dragon

Dragon Ball Z

Pour la fin de la série Dragon Ball Z, l’auteur Akira Toriyama s’est essayé à mettre en scène deux histoires originales prévues pour grand écran. C’est chose faite en 1995 avec deux « moyen-métrages », de 45 minutes. La première narre la fusion, cas exceptionnel, de Végéta et Sangoku pour former Gogeta. Quant à la seconde, c’est une histoire se déroulant après le grand méchant Boo, où un certain Tapion, possédant avec son frère, deux parties distinctes d’un monstre, Hildegarn, qui arrivera à se libérer. Bien que ces films soient souvent signifiés comme OAV, ce sont les seuls films Dragon Ball à être sortis en salles.

 
 



 
 

Akira, le film bien plus connu que le manga

Akira

Akira

Manga du début des années 80, racontant comment le membre d‘une bande de lycéens motards devient le cobaye d’expériences militaires dans un Tokyo désœuvré et chaotique, il pourrait posséder des pouvoirs psychiques, il est adapté en 1988. Toujours pas une seule ride pour cette œuvre traitant de la nature extrême de la jeunesse (violence et drogue) ainsi que de la crainte d’une nouvelle guerre universelle pour un nouvel ordre mondiale.

 

Vision d’Escaflowne, le film plus sombre que la série

Escaflowne

Hitomi Kanzaki, jeune fille sans histoire se retrouve lors d’une soirée, spectatrice d’un homme en armure combattant un dragon. Elle se retrouve alors projetée dans un monde où la terre, désignée planète des illusions, est un astre pour la planète où elle se trouve. Elle apprend par la suite que le jeune homme en armure est l’héritier du trône d’Escaflowne. S’inscrivant dans une ambiance violente et sombre de lutte pour le pouvoir à manière des monarchies d’antan, le film Escaflowne accentue l’univers de la chevalerie du manga pour en faire un manga de sorcellerie, et non d’heroïc fantasy. L’animation du long-métrage est plus fluide et plus esthétique.

 

Ken le survivant : L’héritier de l’étoile du nord, le film racontant la série… du moins une partie

Ken le Survivant

Grande source d’inspiration du manga, cf. Akira, la troisième guerre mondiale est l’élément déclencheur du manga Ken. Le monde est alors plongé dans la loi du plus fort, il existe pourtant des écoles d’arts-martiaux où les élèves pourront prétendre à remettre ce monde sur pied et le diriger . Une prophétie est d’ailleurs diffusée : un homme aux cicatrices formant la constellation de la grande ourse sauverait le monde… Cela pourrait être Ken Shiro, disciple de l’école Hokuto, un style de combat touchant uniquement les points vitaux. Ce héros, mélange de Mad Max, Bruce Lee et Jésus, est le héros d’un manga en deux parties distinctes, à la manière de Dragon Ball Z (on peut même compter une partie trois avec Dragon Ball GT), le premier film explique sa lutte fratricide avec Raoh ou Raoul dans certaines versions. Des films réalisés ces dernières années ont débroussaillé ce manga extrêmement violent.


 

Lamu : Beautiful Dreamer, le film complétant la série

Lamu Beautiful Dreamer

Lamu, jeune extraterrestre se liant d’amour et d’amitiés à des humains, finalise la préparation de fête de fin d’année scolaire la veille de la cérémonie. Mais ce jour semble se répéter… Histoire indépendante de la série, écrite par Mamoru Oshii et dessinée par Rumiko Takahashi, elle confirme au final l’histoire d’amour et la complémentarité de Lamu et Ataru. Le film est sorti en 1984.

 
 
 

Full Metal Alchemist, le film complétant la série

Full Metal Alchemist

Manga steampunk où l’alchimie est la science la plus pure et noble du monde, deux frères ayant essayé une transmutation humaine, ramener un corps à la vie, se retrouvent pour l’un sans corps dont l’esprit est enfermé dans une armure et l’autre avec une jambe et un bras mécaniques. S’engageant auprès de l’armée, comptant de nombreux alchimistes, ils essaieront de retrouver leur père et le secret d’une pierre dite philosophale. Le film se déroule après la fin de la série, l’un des deux frères atterrit dans notre monde dans les années 20 en Allemagne alors que l’autre est toujours dans le monde féérique. Vous comprendrez donc que le film va permettre de les réunir.

 

Cowboy Bebop: Knocking on Heaven’s Door, le film se reflétant au mieux de l’univers d’une série

Cowboy Bebop

Grand anime à succès du début des années 2000 de Shinichiro Watanabe, un quatuor de chasseurs de primes bras cassés mais aux vies prenantes dans une ambiance de film noir (jazz, femme fatale, alcool et fatalisme), va dans le long-métrage affronter des terroristes en possession de virus bactériologique. Dans un mélange de space opera et de western spaghetti, où la musique a toute son importance (synchronisée avec les scènes d’action), l’auteur va travailler au maximum le graphisme et l’esthétisme 2d pour des multiples jeux de perspectives. Par la suite, le niveau technique au-dessus sera son œuvre suivante Samuraï Champloo.

 

Patlabor, la franchise cinématographique

Patlabor

Dans un futur proche, des robots sont mis en place pour effectuer les travaux de chantiers. Malheureusement suite à du trafic et du terrorisme d’utilisations frauduleuses, une police utilisant ces mêmes robots est mise en place. Trois films dont deux réalisés par Mamoru Oshii, montrent la deuxième vague, après les Goldorak, de l’attractivité des mangas avec robots géants justiciers. Maintenant la franchise est à la parodie en anime.

 

Ghost in the Shell, le film qui a fait oublier la série

Ghost in the Shell

Manga des années 80 d’univers cyberpunk, puis anime aux effets 3d dans les années 2000, la série créée par Masamune Shirow est passée à la postérité par Mamoru Oshii en 1995, narrant la même histoire: qui se cache derrière le « Puppet Master », une personne capable de contrôler le cerveau humain à distance ? Pour ce cas aussi, l’ambiance du film est bien plus froide, mais aussi bien plus profonde, notamment par son dénouement…

 

Street Fighter II, le cas de la franchise jeux vidéo

Street Fighter II

Grande franchise de série de jeux de combats, tout le monde connaît Ken, Ryu, Chun-Li et Bison, le premier jeu date de 1987, l’adaptation est de 1994. Le film est d’une qualité supérieure à la normale pour l’époque, dans une ambiance oscillante, tantôt sombre tantôt lumineuse. Ce fût un des premiers cas, voire le premier cas, où un jeu vidéo par sa popularité est adapté en manga et anime. On y découvre comment Ryu a fait la cicatrice à Sagat… De plus le film n’est qu’une partie du manga créé, la seconde partie n’existe qu’en bouquin et il y eût la version de jeunesse de Ken et Ryu : Street Fighter Alpha.

 

Hamburger Pimp

 

Partager cet article
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • email

About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…