Critique de Green Lantern

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Rating: 2.7/5 (15 votes cast)


Green Lantern

de Martin Campbell

avec Ryan Reynolds, Blake Lively, Peter Saasgard, Tim Robbins et Mark Strong

Etats -Unis – 2011- 1h54

Rating: ★★☆☆☆

 


Devant l’offensive Marvel, il fallait bien qe DC Comics réplique et balance un de ses poulains durant cet été 2011, après le bide Jonah Hex en 2010 et avant de sortir la grosse artillerie avec Man of Steel et The Dark Knight Rises en 2012. L’ingrate tâche de représenter le label dans une année truffée de sorties Marvel est donc ici confié à Green Lantern, bien loin d’être un des supers héros maison les plus connus du grand public mais qui a l’avantage de faire partie de la Ligue de Justice d’Amérique, qui fait l’objet d’un projet d’adaptation pour 2013!

Le très moulant costume vert revient donc à Ryan Reynolds, dont la prestation dans Buried nous amenait à penser qu’il pouvait être un très bon acteur. Green Lantern nous fait un peu raviser ce jugement sans pour autant nous faire jeter l’éponge sur son cas. Ce beau gosse au charisme d’huitre n’est en fait que le Ben Affleck de sa génération. Pour le cas Green Lantern, il n’affirme donc pas son talent mais parvient, à défaut, à attirer le minima de sympathie à l’égard de son personnage, suffisamment pour que le bouquet final nous intéresse un peu. Reynolds incarne donc Hal Jordan, un pilote de ligne flambeur qui se tape la fille de son boss. Le jeune homme se voit remettre par un extra terrestre mourant une bague aux mystérieux pouvoirs.



Depuis l’avènement du film de Super Héros, les diverses premières adaptations semblent figer dans un schéma immuable, tel que l’a banalisé Sam Raimi dans son Spiderman, qui repose en somme sur les traditionnels incident/découverte du pouvoir/Initiation/Confrontation avec le gros vilain. Green Lantern ne déroge pas d’un iota et Campbell exécute des scènes « à sa sauce » déjà exploitées avant et en mieux. Le pouvoir du héros, matérialiser tout ce qu’il pense, sert ici à accentuer son côté gros malin, qui matérialise tour à tour des armes de guerre, des tronçonneuses ou des voitures avec pistes de rallye. Un mec aux pensées saines en somme. Quoiqu’il en soit, ce genre de délires va surement plus parler aux gamins…  Au final, le film souffre d’un très mauvais rythme, peinant à se mettre en place, après une demi-heure de scènes poussives en guise d’intro. Bien que les scènes de la planète, les petites blagues qui se baladent ça et là soient toutes fortement sympathiques, la plupart sont déjà éculées, hormis peut-être la confrontation avec Saasgard, qui arrive tardivement.

Mais la particularité de Green Lantern ne réside pas seulement dans son appartenance à la famille des super héros. Ce qui le distingue de ses coéquipiers, c’est que son action ne se limite pas à la Terre, il fait partie d’une police inter-galactique (Green Lantern Corps), ce qui donne lieu à des incursions dans le Space Opera, décidément très en vogue ces derniers temps.  Et c’est à la fois une force et une faiblesse du film: une force, car cela lui confère l’originalité d’apporter une nouvelle dimension aux Supers (non plus surhomme sur Terre mais acteur de l’Espace, comme dans Watchmen), mais aussi une faiblesse, car au final, cet aspect n’est utilisé que dans un but esthétique, un moyen de faire une scène à la Avatar (on vole sur une autre planète) ou à la Star Wars (on blablate en assemblée sur une autre planète). Si le Space Opera n’avait pas été utilisé que dans le but de faire joli, Green Lantern aurait pu faire oublier ses maladresses de films de super-héros.

Le blockbuster de l’été ne sera pas Green Lantern, ni celui des super héros, ni celui du Space Opera. Il demeure cependant un bon divertissement pour le jeune public, la narration n’étant pas sans rappeler les schémas des séries et dessins animés sur les Supers qui ont déferlés dans les années 90.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.