Critique de Destination Finale 5

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Rating: 3.6/5 (12 votes cast)


Destination Finale 5

de Steven Quale

avec Emma Bell, Nicholas D’Agosto, David Koechner, Courtney B. Vance

Etats-Unis – 2011 – 1h35

Rating: ★☆☆☆☆

destination finale 5

On nous l’avait vendu comme « le meilleur » de la saga, voilà donc que Destination Finale 5 débarque sur les écrans. Et voilà que Destination Finale 5 nous cloue littéralement au sol… par sa nullité. C’est à peine si on a osé croire aux belles promesses de l’équipe marketing, vu le crash de Saw VII, mais là, non, franchement, mais franchement… non. Le scénario est à peine modifié pour ne pas dire diminué, les acteurs aussi charismatiques que des Popples usés, les morts ridicules de non-sens et le twist complètement bâclé.  Visiblement, le seul intérêt de Destination Finale 5 est l’usage de la 3D pour se prendre virtuellement plein de gouttelettes de sang dans le faciès. Bravo !

Dans ce nouvel opus, le traditionnel teenager laisse place au trentenaire fraîchement actif. Mouais. Sur la route qui les mène à un week-end corporate, un terrible drame survient : le pont craque. Tout le monde meurt, la plupart juste en se cassant la gueule, le reste pas la peine de spoiler vous devinerez bien à l’avance. Rien de bien foufou, un peu de gore de-ci de-là. LA grosse déception car les scènes d’ouverture des 1, 2, 3 et 4 nous faisaient quand même bien saliver. Donc, c’est évidemment une vision et une poignée de collègues en réchappe grâce à l’intervention de Sam Lawton qui tape sa crise d’hystérie avant l’hécatombe. Et comme à son habitude, la mort vient les zigouiller un à un pour finir son travail bâclé. Au bout de cinq films, on plaindrait presque son incompétence ! La première à prendre est la gymnaste qui subit une mort lamentablement mal foutue, avec entre autres l’usage d’un mannequin bien trop visible -comme pour d’autres morts. Certains diront burlesque ? Je dis naze et pas drôle. D’ailleurs, on notera l’absence de (réel) suspense concernant les « accidents », bien maîtrisé par exemple dans le troisième volet. De même, le jeu sur les peurs du quotidien est quasi inexistant à part la cuisine (enfin… professionnelle) et, allez, l’ophtalmo (enfin… avec un écarteur d’œil à la Orange Mécanique).

C’est donc la grosse déception pour ce cinquième et on espère dernier volet de la franchise Destination Finale. Fini les effets de style, bienvenue giclées de ketchup (ok pour la 3D mais de là à tout miser dessus….), fini les ados bien clichés et motivés, welcome personnages lisses et plats dont les neurones sont bien plus fumés que dans les précédents opus. On est déçu, déçu, déçu. Le final « surprise » aurait pu être intéressant, mais on a du mal à en cerner l’intérêt. Quant au sempiternel discours sur « peut-on déjouer la mort ? – oui, – non, – comment », les scénaristes auraient pu faire l’effort de travailler le fond. Ou la forme. Ou les deux tiens ! Au final, ça n’a vraiment ni queue ni tête et ce n’est pas non plus totalement fantasmagorique. Bouh… En somme, Destination Finale 5 ou comment conclure un été pourri !

Nightmare

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About Nightmare

Aspirée par ses cauchemars étant petite, Nightmare émerge à ses 20 ans les idées plus ou moins claires. Seul problème : ses neurones ont été reprogrammés… Pour survivre, elle doit désormais s’emparer des jolis rêves de ses victimes et les remodeler à sa manière pour transmettre ses peurs. Pour se ressourcer, elle capte les rayonnements des écrans qui lui donnent chaque jour de nouvelles idées, comme grignoter des barbapapa, calculer la vitesse de propulsion idéale d’un aéronef plus lourd que l’air ou encore lire des études sur le cépage.