Critique de Conan

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Conan the Barbarian

De Marcus Nispel

Avec Jason Momoa, Stephen Lang, Rachel Nichols, Ron Perlman, Rose McGowan et Saïd Taghmaoui

Etats-Unis – 2011 – 1h52

Rating: ★★★☆☆

Trente ans après le classique de John Milius, Conan le Cimmérien est de retour sur grand écran. Plus proche d’une nouvelle adaptation de l’œuvre de Robert E. Howard que du simple remake du film avec Schwarzenegger, Conan version 2011 se place toutefois dans une approche tout aussi violente, peut être même encore plus. Guère étonnant puisque le film est coproduit par Lionsgate, la firme qui a instauré le torture porn dans les années 2000 avec Saw et Hostel.

Avec en moyenne une mort violente toutes les dix secondes, Conan est donc un blockbuster qui baigne dans la tripaille et l’hémoglobine (même les chevaux s’en prennent plein la tronche, c’est dire). De sa naissance sur un champ de bataille en mode césarienne sauvage jusqu’à l’accomplissement de sa vengeance envers celui qui a exterminé son peuple, Conan transpire la bestialité. Il torture et massacre avec une jubilation communicative quand il ne baise pas comme une bête (le repos du guerrier, quoi). Amateurs de cinéma subtil, vous pouvez passer votre chemin. Succédant au grand Schwarzy, le tout aussi colossal Jason Momoa campe un Conan convaincant. Il faut dire que l’acteur hawaiien est bien parti pour devenir la référence en termes de personnage barbare (tout autant que Sean Bean en chevalier) puisqu’on peut également le voir en Khal Drogo dans la série télé Game of Thrones. Attendons toutefois la suite de sa carrière pour savoir s’il n’est pas qu’un Kevin Sorbo de plus.

Et le film dans tout ça ? En privilégiant un rythme sans temps mort, Conan en donne pour son argent. On se frappe dessus à peu près tout le temps : en mode épique, en mode duel, dans la neige, sur le sable, à cheval, sur un bateau, sous l’eau… Sans compter des scènes d’heroic fantasy stéréotypées mais néanmoins réussies comme le sempiternel combat contre le monstre à tentacules ou celui suspendu au dessus d’un torrent de lave dans un Temple des Crânes en train de s’effondrer… Regarder Conan, c’est au final éprouver le même plaisir coupable devant les illustrations de feu Frank Frazetta (qui reste LA grande influence du film).

Si on pourra toujours rêver de ce qu’aurait pu devenir Conan s’il avait été réalisé par des réalisateurs un temps envisagés comme les frères Wachowski, John McTiernan ou Rob Zombie, on ne blâmera pas Marcus Nispel (les remakes de Massacre à la tronçonneuse et Vendredi 13) de livrer un film de dark fantasy tout à fait honnête qui ne démérite pas avec son prédécesseur (on vous fait grâce de Conan le Destructeur). Pour le coup, on garde notre seau à pop-corn au chaud pour les prochaines aventures.

 

The Vug


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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».