Critique de Sortilège

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Rating: 3.2/5 (9 votes cast)

Beastly

de Daniel Barnz

avec Vanessa Hudgens, Alex Pettyfer, Mary-Kate Olsen et Neil Patrick Harris

Etats-Unis – 2011 – 1h23

Rating: ★☆☆☆☆

Le succès mondial de Twilight va avoir des répercussions négatives pendant encore longtemps. Nouvelle preuve cette semaine avec l’ersatz Sortilège, premier film de Daniel Barnz (qui en est aussi le scenariste) mettant en scène Alex Pettyfer, le nouveau Rob Pattinson, et Vanessa Hudgens, la sous Mila Kunis de Disney, dans une adaptation moderne très libre du conte de la Belle et la Bête, basée sur le roman éponyme d’Alex Finn, qui, comme Stephenie Meyer, s’est spécialisé dans la littérature romantico-fantastique pour jeune lolita acnéique.

Dans l’absolu, il n’y a rien de mal à vouloir cibler le public adolescent. Mais est-ce une raison suffisante pour servir des métrages fades et plutôt vains? Se contentant de poser ses personnages stéréotypés dans une scène d’intro d’environ 4 minutes, le film dissémine les éléments narratifs de manière très aléatoire (comme l’addiction à la drogue du père de Hudgens, balancée comme une pirouette scénaristique).

Sortilège survole son sujet sans jamais l’approfondir, servant un discours éculé sur la beauté intérieure V.S la beauté extérieure, tout en mettant en scène un casting qui est loin d’avoir son quota de thons nécessaire pour être crédible (vu que le boudin du film est censé être Mary-Kate Olsen sans sourcils et que la vision de la Bête se limite à quelques tatouages et cicatrices mal placés). Ironique, non?

Et pour cacher la misère, Barnz sort la carte joke(r), en la personne de Neil Patrick Harris, le célèbrissime Barney Stinson, dont la présence se réduit à jouer le buddy fun, balançant deux ou trois vannes, qui restent bien moins truculentes que celles de son personnage de How I Met Your Mother.

Sans marquer réellement la progression de son personnage, Barnz se contente de remplir ses 1h23 de bobines avec un festival de scènes aussi inutiles que gnan-gnan (le doublage de série coréenne pour instaurer la complicité entre les deux personnages, la serre), s’enchainant sans réelle construction.

Avec un héros pas assez cynique, une sorcière pas assez moche, une héroïne polie comme un galet et un sujet à peine traité, Sortilège fait partie de ces films anecdotiques, ne cherchant au final qu’à grappiller des spectateurs (ou plutôt spectatrices) à la célèbre saga dans la lignée de laquelle il s’inscrit.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.