Critique de Colombiana

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Rating: 3.4/5 (5 votes cast)

Colombiana

D’Oliver Megaton

Avec Zoé Saldana, Amandla Stenberg, Michael Vartan

France-Etats-Unis – 2011 – 1h45

 

Rating: ★★★★☆

Colombiana

Cataleya, qui veut dire fleur d’orchidée en espagnol, perd ses parents à 9 ans, tués par un chef de cartel. Ayant échappé au pire, elle est recueillie chez un oncle aux Etats-Unis, lui aussi traînant dans des affaires louches. Intéressée par le dessin, elle décide pourtant de devenir tueuse à gages. Là voilà adulte, prête à venger la mort de ses parents…

Il me semble que ce pitch me rappelle un autre film, même un diptyque. Luc Besson, producteur avec sa société Europa, et scénariste du film, transpose une de ses œuvres originales en Amérique (entendez le continent tout entier), entre communauté latino et forces des autorités américaines. Il est aidé par le réalisateur Olivier Megaton, chargé du Transporteur 3. Si travailler les personnages n’est pas le fort des deux compères, il y a eu des efforts faits pour la construction du personnage principal, l’héroïne campée par la belle et rebelle Zoé Saldana. En effet, la première partie du film est axée sur l’enfance de Cataleya, petite fillette qui apprend la survie plutôt que de jouer à la poupée, dans une séquence de fuite comparable à celles faites maintes fois par Jason Bourne, certes en moins bien réalisée. Par la suite l’épaisseur du personnage apparaît comme une ponctuation originale du film : ses dessins, son amant, ses meurtres… Et même clos le film.

 

Par contre en matière de vengeance, ce n’est pas vraiment ça. Le film apparaît plus comme un film d’action. Zoé Saldana se montre en pendant féminin de Jason Statham, la beauté en plus (représentation du désir avec une arme, donc désir de mort) mais l’humour en moins. D’ailleurs, ce film peut rappeler une de mes anciennes critiques, Le Flingueur, avec Jason Statham qui prend sous son aile un jeune homme pour en faire un tueur à gages. Colombiana est un film d’action au montage très dynamique, où constamment le corps de l’héroïne est mis à rude épreuve dans l’espace urbain de l’histoire (coup de chapeau pour le premier assassinat du film dans le poste de polic)e. En effet, le corps de Zoé Saldana, mis en avant constamment dans le film, et pourtant au final on ne voit qu’un téton à travers un plan intermédiaire d’une seconde, se doit d’évoquer le désir mais aussi la figure de l’amazone guerrière. Malheureusement, les scènes de combat rapproché pêchent dans leur direction et leur mise en image, pourtant ce n’est pas l’originalité qui manque chez Besson en matière d’action : les seules scènes intéressantes de Danny The Dog de Louis Letterier (par exemple) étaient les scènes de combat.

Plus qu’un Nikita upgradé ; moins fort qu’un Kill Bill vengeur, que ce soit du point de vue filmique et de l’héroïne ; moins maîtrisé qu’un Jason Bourne, Colombiana est un blockbuster à la française, un pop-corn movie très plaisant et agréable. On n’avait pas vu de film de ce genre depuis le diptyque Jacques Mesrine.

 

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…