Critique de Attack The Block

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Rating: 4.0/5 (4 votes cast)

Attack The Block

de Joe Cornish

avec John Boyega, Jodie Whitaker et Nick Frost

Grande Bretagne – 2011 – 1h28

Rating: ★★★☆☆

La clique Edgar Wright/Simon Pegg/ Nick Frost a clairement ouvert une brêche avec les genialissimes Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Attack The Block s’inscrit dans cette lignée, prônant le mélange du genre (la SF en l’occurence) et de la comédie. Mais tout le monde n’est pas Edgar Wright ou Simon Pegg et malgré la présence de leur troisième larron au casting,  le film manque cruellement de l’écriture génial du duo.  Quand on sait que Joe Cornish (Bob dans Hot Fuzz), scenariste et réalisateur du film,  a aussi participé au scenario du Tintin de Spielberg (comme Edgar Writh du reste), on ne peut qu’être de prime abord déçu… Contrairement à Paul qui bénéficiait du talent de scénaristes de Pegg et Frost, Attack The Block peine à faire vraiment rire. Mais au final, là n’est pas réellement l’intérêt du film et le scenario se révèle être bien mieux écrit que ce que l’on pourrait croire.

Bien qu’il mette du temps à démarrer, posant lourdement ses personnages principaux (une bande de gamins du Block, du quartier, confrontés à une invasion extraterrestre),  Attack The Block finit à la longue par conquérir son spectateur en construisant peu à peu le portrait psychologique de son panel de banlieusards: les petits truands s’avèrent être des gosses paumés et livrés à eux même, l’infirmière blanche middle class voit ses apriori éclater à leur contact… Parvenant à en faire des personnages justes et touchants, sans plomber le tout d’un miserabilisme courant en ce qui concerne les conditions de vie dans la banlieue, Attack The Block se sert du genre, comme La Horde l’a fait l’an passé, pour décrire l’enclavement de ces habitants des blocks face à une société qui n’a comme recours que les voies policières. La présence de Nick Frost comme caution, le film réussit cependant à surprendre, enchainant des scènes de poursuite inventives très bien construites, se hasardant à quelques jokes assez bien pensées de temps en temps. Les aliens sont sacrement originaux et flippants, permettant au film de se démarquer de la floppée de productions sur le sujet qui avait déferlé il y a encore peu…

Loin d’égaler ses prédecesseurs, Cornish détourne les codes de differents films de genre (le zombie, le film de gangsta, etc.) pour aboutir à un résultat original bien qu’inégal. Appuyé par un casting d’acteurs très convaincants, particulièrement la bande de jeunes, le film demeure très honnête, avec une réalisation de très bonne facture, des scènes d’action bien pensées et bien conçues, faisant oublier peu à peu les maladresses du début. Pas le chef d’oeuvre du sciècle, ni même de la décennie (vu que c’est J’ai Rencontré le Diable…) mais un premier film honnête et généreux qui laisse présager un bel avenir à Joe Cornish!

 

Lullaby Firefly

 

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.