Critique de Kung-Fu Panda 2

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Kung Fu Panda 2

De Jennifer Yuh

Avec les voix de Jack Black, Angelina Jolie, Dustin Hoffman

Etats-Unis – 2011 – 1h35

Rating: ★★★★☆

Après appris avoir le kung-fu, Po le panda vit paisiblement au monastère en compagnie de Singe, Tigresse, Grue, Vipère et Mante, les 5 cyclones. Mais suite à un vol de métaux, les 6 amis s’en vont faire un périple voyage afin de sauver une ville prise en otage, voire la Chine entière.

Où le premier film s’inscrivait dans un récit d’apprentissage, le second opus est clairement un kung-fu comedy (cf. dossier Tsui Hark). Les scènes d’action de ce genre de film de kung-fu à part (sublimé par la filmographie de Jackie chan) utilisent l’espace, les objets et même les personnages secondaires dans le combat, le film d’animation ajoute même un effet musical dans la première scène de combat du film. Le personnage de Po continue de jouer sur sa maladresse et sa volonté de fer, avec un débit de paroles impressionnant, il commente tout. De plus que Po, est un panda, animal malhabile, a comme adversaire, un paon, un des animaux les plus gracieux, ce qui permet beaucoup d’effets de graphisme et de dessins, la queue en éventail de plumes. Le kung-fu comedy peut aussi servir à des situations cocasses, notamment certaines scènes à l’intérieur de la ville assiégée, entre clin d’œil à Pac-Man et à l’infiltration façon Metal Gear Solid, où une drôle scène de prisonniers dont l’une des voix est assurée par JCVD…

Mais le second opus approfondit le concept de kung-fu, ce n’est pas juste du combat, c’est aussi de la méditation. En effet, la méditation est aussi marque de kung-fu, trouver la paix intérieure, pouvoir se remémorer certains mauvais souvenirs, qu’on refoule au fond de soi afin de les digérer et aller de l’avant. D’ailleurs, la réalisatrice Jennifer Yuh, incruste des dessins en 2d pour ces passages. Mais le kung-fu, signe de tradition, se heurte à la modernité, symbolisée par les feux d’artifices, dont la même poudre est utilisé comme arme par le méchant du film Shen et dans notre réalité. On peut même ajouter la réflexion des armes de destructions massives, voire la dimension génocidaire (le massacre de pandas qui est une réalité, espèce protégée, ou le symbolisme des tibétains…). Il me semble d’ailleurs que le kung-fu était au départ interdit lors de la prise de pouvoir de Mao Zedong.

Certes le scénario est un peu poussif, mais le film est drôle et plaisant, pouvant toucher un grand nombre de spectateurs d’âge différents, il y aura peut-être un troisième mais bon, ce n’est pas nécessaire… Car le kung-fu ne mourra jamais.

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…