Critique de Blitz

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Blitz

D’Elliot Lester

Avec Jason Statham, Paddy Considine, Aidan Gillen

Grande-Bretagne – 2011 – 1h36

Rating: ★☆☆☆☆

Brant est un de ces policiers aux méthodes douteuses. D’ailleurs, il se retrouve à la une des médias comme le « fou à la crosse », un mec qui rôde dans les rues de Londres la nuit, avec une crosse de hockey sur gazon pour punir les délinquants. Mais ce n’est pas un délinquant auquel il a affaire  mais un criminel, un tueur de flics…

Jason Statham, l’acteur anglais des films d’action, utilisé dans la plupart des films de Guy Ritchie, est de retour avec un polar nerveux et violent, avec comme condition de faire avec Paddy Considine (In America, 24 hour party people), en sergent-chef de police gay. De l’enquête, on découvre très vite qui est le meurtrier et pourquoi, il n’y a donc pas vraiment d’enquête sachant que les nombreuses séquences sur le meurtrier s’appelant Blitz (Aidan Gillen) ne montrent rien d’autre que du vide (ou peut être que n’importe quel mec tantôt oisif et seul peut péter à devenir serial killer). C’est le second point du film où il y a un essai de réflexion sur les médias, voraces de scoop prêts à s’allier avec des barjos pour être sûr d’être les premiers informés (le James Bond Demain ne meurt jamais évoquait déjà ça avec le méchant magnat des médias), provoquant une starification accéléré et à outrance (n’oubliez pas la phrase de feu Jim Morrison : « Pour être vraiment une star, il faut être soit un politicien soit un tueur en série »). Mais ceci tourne court, car c’est toujours peu épais.

On pourrait encore parler de l’essai polyphonique du film, le parcours de la jeune policière noire sortant de désintox qui veut aider un môme de chez elle, le vieux flic qui a perdu sa femme, l’indic cupide et avide, la limite entre justice policière et vengeance, il en faut plus pour faire un film. Il y a néanmoins un point positif, c’est l’humour anglais comme on l’aime depuis toujours. D’ailleurs le titre de la critique (J’ai la tronche à avoir un crayon ?)provient de la première blague du film, lorsque Brant interroge un témoin de la scène du premier meurtre de flic car le témoin s’étonne que Brant ne note rien. En même temps est-ce que le scénariste avait un crayon ? Voire est-ce que l’auteur du livre qui est ici adapté avait-il un crayon?

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…