Critique de Rio

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Rio

De Carlos Saldanha

Avec Anne Hathaway, Jesse Eisenberg, Will i. am

Etats-Unis/Brésil/Canada – 2011 – 1h30

Rating: ★★★★☆

Il est un endroit du monde, avec un coin de nature conséquent et luxuriant. C’est un paysage multicolore et kaléidoscopique où même les animaux sont de toutes les couleurs : c’est Rio. Les oiseaux se lèvent et volent en chantant et dansant, mais toute nature semble être destinée à être apprivoisée car c’est le bruit des braconniers et autres trafiquant animaliers qui rompent la mélodie. C’est alors, dans un long voyage, qu’un oiseau bleu d’une espèce très rare, atterrit au Minnesota, recueillie par une jeune fillette…

Des deux décors antagonistes mis en place au bout de 20 minutes du film, l’hiver froid et glissant américain face à la chaleur et la nature luxuriante brésilienne, Rio est un film d’animation s’inscrivant dans une tradition de la réflexion nature/culture. En effet, un oiseau tellement domestiqué qu’il ne sait voler (trop cérébral ? Pas étonnant que la voix est assurée par le débit très rapide et tourmenté de Jesse Eisenberg), va devoir l’apprendre dans la nature la plus sauvage. Il en est de même pour la maître, Linda, vraie rat de bibliothèque américaine qui rencontre un rat de bibliothèque brésilien et il y a déjà un décalage, ce dernier apparaît cool, lui. Le récit fait bien les choses, les festivités du carnaval commencent, le mot clé devient alors liberté. La liberté est pour la captive Jewel, la dernière femelle de son espèce rencontrant Blu le dernier mâle ; la liberté est pour le petit Fernando, enfant des favelas en contact avec des trafiquants d’oiseaux ; enfin la liberté est surtout pour Blu, qui doit voler et Linda « se lâcher ».

Ce sentiment se ressent dans l’animation du film, en constant effet d’apesanteur, par les multiples scènes de vols d’oiseaux. Même les hommes cherchent de la hauteur, Fernando en haut des favelas ou Linda pendant le carnaval. De plus, le film peut être vu en 3d, par conséquent on peut apprécier au maximum les effets différents de voltige, si l’on peut dire, avec les lunettes, au risque d’avoir mal à la tête (expérience personnelle). Cela permet aussi de nombreuses harmonies de couleurs par les différents oiseaux présents dans les décors, les séquences musicales en valeur ajouté (Will I. Am, Jamie Foxx), ainsi qu’un humour fusant dont le summum est le combat des singes contre les oiseaux…

C’est une réussite de film d’animation, pouvant vraiment toucher tout panel de public, voire la meilleure promotion pour la Coupe du monde prochainement au Brazil !

Hamburger Pimp

 

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…