Celluloïdz fait sa semaine du mauvais goût!

 

 

Ça y est, Cannes, c’est fini, le glamour a quitté la Croisette, déserté le grand palais des festivals, vidé les chambres du Martinez. Place maintenant au Mauvais Goût!

Car le cinéma de genre, c’est aussi le cinéma d’exploitation, le bis, le Z, ces films hors normes, d’une liberté de ton sans égal, ces bobines improbables défiant toute morale, ces réalisateurs se foutant éperdument de faire des classiques immuables du moment qu’ils rentabilisent l’investissement de départ. Pourtant, la majorité d’entre eux est considérée, ou du moins finira par l’être tôt ou tard, comme films cultes. Belle leçon d’humilité qu’ont donné les Ed Wood, les Herschell Gordon Lewis, les Russ Meyer, les John Waters ou les Uwe Boll. Le cinéma, ce n’est pas que la gloire, ce n’est pas non plus la reconnaissance des critiques, mais la rentabilité permettant d’assurer le projet suivant, la liberté de filmer et de dire ce que l’on veut lorsqu’on vise un public restreint, un circuit underground et la récompense de toucher à la postérité sans l’avoir vraiment recherché.

Bien sûr, le but de Celluloïdz est de mettre en avant des petites pépites, des trésors cachés ou des chefs d’oeuvre avérés, au détriment des blockbusters puant le fric et ne recherchant qu’à en faire encore plus. Mais le cinéma de genre reste un terrain propice au potache, au fun, à l’audace et c’est à ces conquérants de l’absurde et de la provoc que cette semaine est dédiée. Reconnaissons ces précurseurs à leur juste valeur!

Vive le mauvais goût! Puisse t-il longtemps encore bousculer une industrie qui, parfois, nous prend un peu trop pour des portes-monnaies.

L’Equipe Celluloïdz

 

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